Band 
Tome premier.
Seite
330
JPEG-Download
 

330 -*

SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE I,

législature et formant un développement total de 1,158 kilom. étaient livrées à la cir-culation sur toute leur étendue. Il restait à terminer sur plusieurs d’entr’elles diversouvrages d’art et à effectuer quelques perfectionnements ; mais, en 1835, tout fut achevé,ot depuis lors on a décrété et commencé diverses communications accessoires , dontquelques-unes ont une importance sérieuse, quelques prolongements qui doivent vivi-fier d’autres parties du territoire de l’État, et même quelques nouvelles grandes lignes.LaPensylvanie ne s’arrêtera que lorsqu’elle aura achevé la canalisation de ses rivières,créé, soit aux frais du Trésor, soit par l’intermédiaire des compagnies, à côté deses canaux un bel ensemble de chemins de fer, et opéré la jonction de ses lignesavec celles des États voisins. Ainsi, par exemple , elle ne néglige rien pour unir parplusieurs points son réseau de navigation avec celui de l’État de New-York. Ainsielle a autorisé le passage, au travers de son territoire, du canal de la Chesapeake àl’Ohio, qui doit lier le Potomac avec l’Ohio à Pittsburg, et du chemin de fer de Balti-more à l’Ohio. C’est ainsi encore qu’elle a concédé la portion, située sur son sol, duchemin de fer qui doit rattacher Columbia à Baltimore , chemin qu’une compagnie aentrepris dans l’État de Maryland . C’est ainsi, enfin, qu’elle s’est récemment décidée àrejoindre, vers son extrémité orientale, par un grand embranchement du chemin defer de Columbia, sinon par deux, le chemin de fer de Baltimore à l’Ohio, qui four-nira par là au commerce de Philadelphie une nouvelle issue vers les régions de l’Ouest.

C’est pendant sa session de 1836 que la législature a repris, pour l’agrandir, lesystème des voies de communication de l’État, et qu’elle s’est mise à ordonner, soit laconstruction, soit l’étude de lignes nouvelles. Parmi les nouveaux travaux en coursd’exécution depuis lors, on doit distinguer :

1° Un canal sans solution de continuité entre Philadelphie et Pittsburg ;

2° Le prolongement de la navigation latérale à la Susquehannah, en amont, jusqu’àla frontière de l’État de New-York, pendant qu’une compagnie l’achève, en aval,jusqu’au point où s’arrêtent les bâtiments maritimes;

3? Le complément du canal entamé dès l’origine, et délaissé ensuite, qui doit relierPittsburg au lac Érié par la double voie de l’Alleghany et du Beaver.

La première entreprise, dont l’objet semblait très-difficile à atteindre, s’exécutesuivant une direction où les ingénieurs avaient, en 1827, déclaré qu’un canal seraitimpraticable, faute d’eau pour l’alimenter, c’est-à-dire par la Branche Occidentale dela busquehannali. Il paraît que les ingénieurs chargés de l’examen des localités, en1827, n’avaient pas une juste idée des ressources d’alimentation que l’on peut se pro-curer au moyen de réservoirs.

En résumé, au 1 er janvier 1839 , l’État de Pensylvanie avait achevé à ses frais193 kilom. de chemin de fer, 971 kilom. de canaux ayant 5 kilom. de rigoles navi-gables , et il avait commencé d’autres canaux d’un développement de 647 kilom. etun chemin de fer de 67 kilom.

La proportion de ces lignes, formant un développement total de 1,883 kilom., à lasuperficie de l’État, qui est de 12,302,500 hectares, et à la population, qui était alorsde 1,670,000 âmes, est :