Band 
Tome premier.
Seite
335
JPEG-Download
 

PENSYLVANIE . — APERÇU HISTORIQUE. 335

pierre, de 0 m ,55 de long sur 0 m ,40 de large et 0 ra ,30 d’épaisseur. On adopta un railassez léger, car il ne pesait que 18 ^ kilog. par mètre. Sur 36 kilom. de la voie qui futposée la première, tantôt on s’est servi de blocs de pierre jointifs, recouverts d’unebande de fer, tantôt on a remplacé les rails par des longrines de bois, établies surdes dés en pierre ou sur des traverses en bois, et recouvertes par une mince bandede fer. Ce dernier système, qui donne des chemins de bois plutôt que des cheminsde fer, est très-usité aux États-Unis , parce qu’il est économique ; mais pour la se-conde voie on a renoncé, soit aux blocs jointifs, soit aux rails de bois qui ne con-viennent qu’à des constructions pour ainsi dire provisoires. On a adopté des rails defer non ondulés , posés sur des dés en pierre. Ces dés sont placés à des intervalles de0 ra ,91 de centre à centre. Ils reposent sur un lit de blocaille ou menue pierre qui s’étendd’une manière continue sous chaque rail, et qui a 0 m ,71 de large sur 0 m ,25 d’épais-seur. De 4 m ,57 en 4 m ,57, un petit fossé transversal de O" 1 ,30 de largeur, pareille-ment rempli de blocaille, met en communication les deux lignes de fondations dela voie, et se prolonge jusqu’aux fossés qui bordent le chemin dans les tranchées,ou jusqu’à l’extérieur des chaussées dans les remblais , afin de pourvoir à l’impor-tante condition d’un parfait assèchement, sans laquelle il n’y a de bonne route d’au-cune espèce, et qu’il est plus indispensable encore de remplir à l’égard des chemins defer que pour les chemins empierrés.

Sur les portions les plus récemment posées, de 4 m ,57 en 4 m ,57, c’est-à-dire aux extré-mités des rails, les dés sont remplacés par des traverses de 2 m ,28 de long surO m ,15de large et 0 m ,20 d’épaisseur, qui relient les deux rails. Dans les courbes, les barresdes rails ont 5 m ,49 de long, et les traverses sont placées de 2 m ,74 en 2 ra ,74, afin demieux empêcher l’écartement. Les traverses sont étendues sur un lit de blocaille. Engénéral, ces lits ont été formés de trois couches de blocaille que l’on a battues soi-gneusement l’une après l’autre. Les menues pierres dont se composent ces litsreprésentent au plus des cubes de cinq centimètres de côté. Dans l’origine, on don-nait à ces lits une assez grande épaisseur, mais on a reconnu que celle de 0 m ,35à 0 m ,30 était suffisante.

Plus tard, l’expérience a montré que là où il n’y avait pas de traverses, les rails nerestaient point à égale distance l’un de l’autre , soit parce que l’action de la forcecentrifuge, qui est très-considérable dans les courbes d’un petit rayon, tendait,dans les courbes, à déplacer les rails, et ébranlait le terrain à l’entour, ce qui défor-mait la voie; soit parce que la gelée qui, aux États-Unis , est bien autrement intensequ’en France ou en Angleterre, est suivie au printemps de mouvements de] terraintrès-puissants, qui détruisaient le parallélisme des rails. On s’est alcrs déterminé àintroduire des traverses partout.

Le bois dont on s’est servi de préférence pour ces traverses est l’acacia ou locust.C’est un bois qui a une grande durée, dans les circonstances les plus défavorables,ainsi qu’on en a fait l’expérience récemment dans quelques mines de France .

Dès l’origine, dans les remblais de quelque élévation, on avait eu recours aux tra-verses.