Band 
Tome premier.
Seite
342
JPEG-Download
 

3f2

SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE II.

voyageurs dans le rapport d’un à quatre. Le même fonctionnaire assurait que, moyen-nant cette réduction de vitesse, les voitures et wagons coûtaient 75 pour 100 de moinsà réparer, et qu’il arrivait très-rarement que des wagons fussent brisés.

En réalité, quelques-unes de ces machines de 1835 se sont trouvées dépasser debeaucoup la force qui avait été exigée des constructeurs. Selon les rapports des Com-missaires des Canaux et de leurs agents , celles qui ont été construites à Philadelphie par M. Baldwin traînaient en général un poids brut de 67,950 kilogr. Le Schuylkilla même conduit un train de 90,700 kilogr. Ces machines coûtaient moyennement33,597 fr.

Pendant la campagne de 1837, les machines nouvelles employées au service desmarchandises, et dont le poids était de 10 tonnes, pouvaient traîner régulièrement35 wagons, chargés chacun de 2,720 kilogr. C’est un poids net de 95 tonnes et un poidsbrut, dit le surintendant des transports, de 172,140 kilogr., masse énorme pour unchemin de fer où il y a des courbes de moins de 200 m de rayon et des pentes de 0 m ,0085par mètre.

Les Commissaires des Canaux représentent ces machines de fabrique indigène commepossédant une solidité égale à leur puissance. Une machine, la Paoli , disaient-ils dansleur rapport sur l’exercice 1837, a fait 175 voyages entre le sommet des deux plansinclinés de Columbia et du Schuylkill (124 kilom. ), jour par jour, sans interruption ,et sans exiger la moindre réparation. C’est un trajet total de 21,500 kilom. Les Com-missaires reconnaissaient cependant que cette machine offrait un cas tout à faitexceptionnel.

Le service du chemin de fer occupait, à la fin de 1835, un effectif total de dix-septlocomotives, dont plusieurs, il est vrai, étaient en mauvais état.

En 1836, il y avait vingt-cinq locomotives en activité, et on eu avait commandévingt autres au prix moyen de 39,771 fr. En 1837, il y en a eu une quarantaine, donttrente-six seulement ont concouru au service, mais n’y ont pas été employées toutel’année.

En 1838, le nombre a été le même.

La dépense totale du chemin de fer de Columbia avec le nouveau tracé entre Colum-bia et Mount Pleasant, y compris le matériel, et déduction faite du coût des ramifica-tions exécutées par la ville de Philadelphie et par les compagnies, s’élevait, au com-mencement de 1839, à 20 millions. Pour mettre le chemin en excellent état d’entre-tien , ce qui exigera le renouvellement d’une partie de la voie imparfaitement établie àl’origine, et celui de quelques ponts, il faudra un déboursé supplémentaire qui porterales frais d’établissement à 22 millions. En admettant ce dernier chiffre, et en necomptant que les 131 kilom. du bassin de Columbia à Broad-S l , la dépense revientpar kilom. à 169,460 fr.

11 n’y a cependant de station ou de magasin ni à Philadelphie ni ailleurs. Et ladépense du matériel n’est pas tout entière comprise dans ce chiffre de 169,460 fr. ;puisque ce sont les particuliers qui fournissent les voitures aux voyageurs et les wagonsaux marchandises.