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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE II.

Report. 2,403 fr.

travaux, 72,657 fr. La moitié, au moins , de cette dépense doit être classée parmi les répa-rations courantes ; ce qui donnera par kilom. 277

Total de l’entretien ordinaire de 1837 (1). 2,680

Pour l’exercice 1838, les dépenses courantes sont portées dans les comptes à 234,511 fr. (2).

ou par kilom. à. 1,790

Moyenne des deux années... 2,235

Répétons qu’à la fin de 1838, le chemin de fer était dans un état d’entretien au-des-sous du médiocre. Il avait été négligé particulièrement pendant l’exercice 1838,comme l’indique au reste la modicité des frais d’entretien de cet exercice.

Je tiens de M. Moncure Robinson qu’aux États-Unis , lorsqu’un chemin de fer a étéporté à un bon état d’entretien, les réparations annuelles, bien dirigées, peuventêtre évaluées en somme, comme il suit, par kilom. :

Avec un chemin de fer à superstructure légère, c’est-à-dire ayant pour rail une longrine debois recouverte d’une bande de fer, et la circulation étant modérée :

S’il n’y a qu’une voie. 1,667 a

Avec deux voies. 3,333 à

Pour un chemin muni d’un rail en fer, à deux voies, où la circulation ne serait pasfort active (et c’est le cas pour le chemin de Columbia, qui, jusqu’en 1839, recevait environ

100,000 voyageurs et 70,000 à 80,000 tonnes de marchandises).

Avec un grand mouvement, semblable à celui qui a lieu sur des chemins de fer desser-vant des mines de charbon, ce serait davantage. Ainsi, M. Robinson porte l’entretien duchemin de fer de Philadelphie à Pottsville par Reading, qui sera à simple voie sur les troisquarts de sa longueur, à.

2,000 fr.4,000

3,000

4,000

Citons quelques autres exemples et quelques termes de comparaison :D’après le compterendu du chemin de fer de Schencctady àUtica, pour 1838 , la dépense d e n-

trctien a été par kilom. de. 1,025

D’après M. Guyonneau de Pambour, l’entretien des 50 kilom. du chemin de fer de Liverpool a

coûté, du 1 er juin 1833 au 1 er juin 1834, 279,090 fr., ou par kilom.. 5,582(3).

Mais le chemin de Liverpool est bien plus fréquenté que celui de Columbia. Il y passait,à l’époque dont parle M. de Pambour, quatre fois autant de voyageurs et deux à trois foisautant de marchandises qu’en recevait, en 1837 et 1838, le chemin de fer de Columbia, et lavitesse des convois, cause puissante de détérioration, y est bien plus grande.

(1) Il y a eu, en oulre, pour les câbles des plans inclinés , une dépense annuelle d’environ 53,000 fr., ou de 267 fr.par kilom., qui a été portée au compte du service de traction.

Diverses constructions, indiquées comme ouvrages neufs , représentent par kilom. une autre dépense de 367 fr. Ilconviendrait d’en considérer une fraction comme travaux d’entretien.

(2) On a dépensé, de plus, pour remplacer les rails de bois par des rails de fer, près de Philadelphie , une somme de100,857 fr. ; pour les câbles des plans inclinés, 35,260 fr. ; pour le rétablissement d’un pont détruit par un incendie,une partie d’une allocation spéciale de 80,000fr.; enfin, pour divers menus ouvrages, 41,753fr. u conviendrait d'at-tribuer à l’entretien une bonne partie de ce dernier article qui revient seul à 319 fr. par kilom.

(5) M. Guyonneau de Pambour écarte avec raison des frais d’entretien les articles remblais et rails neufs , en ce quiconcerne le chemin de Liverpool.

Lorsqu’un chemin a des rails en bois, le remplacement des rails, étant très-fréquent, peut être considéré comme faisantpartie de l’entretien ordinaire. C’est ce que nous avons admis ici pour le chemin de Columbia.