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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE II.

Et en comptant la totalité des trente machines vieilles ou neuves. 15,438 fr.

C’est-à-dire le quintuple dans une hypothèse, et près du quadruple dans l’autre, de la mômedépense sur le chemin de Columbia, en 1837 ; ce qui doit être attribué en partie aux perfec-tionnements introduits dans la construction des machines, et à la rapidité avec laquelle ces per-fectionnements avaient été acclimatés en Amérique , si toutefois ils n’y avaient pas pris nais-sance. Cependant une forte part de la différence provient 1° de ce que la marche des convoisest beaucoup plus rapide sur le chemin de Liverpool (1) ; 2° de ce que le chemin deLiverpool transportant principalement des voyageurs et produisant des bénéfices qu’il est inter-dit à la compagnie de s’approprier au delà de 10 p. 100, les machines y sont tenues avec unsoin qui approche du luxe.

Il faut remarquer aussi que des frais avaient été faits à l’ouverture de la campagne de 1837pour mettre le matériel du chemin de fer de Columbia en excellent état, et qu’il avait étérenouvelé plus qu’à moitié par l’acquisition de machines neuves. Pendant l’exercice 1836,la somme totale de l’entretien des locomotives s’était élevée au double du chiffre de 1837; eten 1838, elle paraît avoir beaucoup approché du chiffre de 1836.

Enfin , durant quatre mois de l’année, c’est-à-dire pendant la fermeture des canaux, leservice des locomotives est réduit de beaucoup. Elles n’ont donc de travail actif que pendantles deux tiers de l’année.

Si l’on évalue l’entretien annuel de l’ensemble des locomotives par kilom. de chemin de fer,ce qui donnera des résultats plus comparables, on trouve les chiffres suivants :

Chemin de fer de Columbia (1837) . 751 fr.

hl. ( 1836 ), environ le double.

Chemin de Liverpool. . . (1833-34). 9,649

A la môme époque, cette dépense s’élevait, sur le chemin de fer de Darlington, par kilom.de l’espace desservi par des locomotives, à. 4,150

Sur ce dernier chemin, la vitesse des convois n’était alors que de 19 kilom. pour les voyageurset de 13 pour les marchandises. Ce chemin, avons-nous dit, transporte principalement de la houille.

Il sera de nouveau question tout à l’heure de la dépense des locomotives, sous une autre forme, à l’oc-casion des frais de traction.

L’une des principales dépenses courantes du chemin de fer de Columbia a été occa-sionnée jusqu’à présent par le service des plans inclinés. Dans leur rapport du 8 dé-cembre 1836 , les Commissaires des Canaux estimaient que l’un de ces plans, celui deColumbia, coûtait annuellement 93,280 fr., qu’ils détaillaient ainsi :

Achat d’un câble.

1 Mécanicien pour la machine à vapeur,

1 Chauffeur.

4 Hommes de peine.

1 Chef de service.

15,000 fr.

à 2 doll. par jour. 3,893

à 1 doll. 1,947

à 1 doll. 7,787

à 1 h doll. 2,432

(1) D'après le rapport de M. Clarke au conseil d'administration du chemin de fer de Paris à Orléans , en date du moisde décembre 1858, la Compagnie de Liverpool, éclairée alors par une plus longue expérience, pensait que la combinaisonla meilleure consistait à avoir un nombre de machines triple de celui qu’il faut mettre en feu chaque jour. Elle en avaitalors 47 en bon état, pour en mettre 13 en feu journellement.