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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE III.
CHAPITRE III.
Exploitation dn chemin de fer de colombia.
Traction et Péage.
Droit de traction. — Dépense courante d’une locomotive , en 1853 et en 1837. — Dépense des locomotives et du reste dumatériel en Belgique ; dépense des locomotives à Paris . — Produit de la taxe de traction en 1836-57-38- Ce produitcouvre la dépense et doit la dépasser. — La dépense réelle de traction sur les chemins de fer peut descendre beau-coup au-dessous de la taxe de traction sur le chemin de Columbia. — Exemples de divers chemins de fer d'Europe . —De la comparaison entre les chemins de fer et les canaux ; difficulté d’établir un parallèle exact.—Dans l’état actuel deschoses, la somme des droits perçus, tant pour la traction que pour le péage, est généralement plus élevée sur les che-mins de fer que sur les canaux. — Péage ; sa quotité pour divers produits; péage sur le wagon. — Taxe totale sur lesprincipaux objets. —Taxe totale en Belgique . — Limites légales du tarif relatif aux marchandises dans les divers États del'Union Américaine; droits réellement perçus par les Compagnies. —Maxima fixés par le parlement en Angleterre;absence habituelle d’un maximum pour le droit total. —Maxima fixés en France en 1858; autres charges imposées auxCompagnies françaises. — Service des voyageurs ; taxe de traction et péage par tête sur le chemin de Columbia.—Fraisde traction par tête en divers pays. — Prix des places sur le chemin de Columbia. —Prix des places autorisés par la loisur divers chemins de fer américains ; prix réellement perçus. — Prix des places en Belgique ; variations qu’ils ontsubies. — Prix des places autorisés et perçus en Angleterre. —Prix des places autorisés en France . — De l’influence duprix des places sur la circulation et sur le revenu des chemins de fer ; système d’administration adopté en Angleterre ;essais de prix réduits faits par un petit nombre de Compagnies anglaises ; conséquences de l’expérience tentée en Bel-gique; nécessité des bas prix en France .
Le droit de traction sur les marchandises était, au 1 er janvier 1839 et pendant lescampagnes précédentes, de 0 fr -,0439 par tonne et par kilom. (12 millimes de dollarpour 2,000 liv. et par mille). Le surintendant des transports estimait que les deuxtiers de ce droit, c’est-à-dire 0 fr -,0293, correspondaient assez exactement à la dépensecourante, et le reste, 0 fr -,0146, à l’entretien et au renouvellement des machines.
Il était en outre perçu, à titre de frais de traction, un droit de 0 fr - ,0331 par kilom. surchaque char à quatre roues. Avec la charge de 7,000 livres avoirdupoids ou de 3,170 kilog.
ce droit reviendrait, par tonne et par kilom., à.0 fr -,0105
Avec la charge plus habituelle de 6 milliers de livres avoirdupoids ou de 2,720 kilog.
il reviendrait, par tonne et par kilom., à.0 fr -,0122
La totalité du droit de traction, avec une charge de 2,720 kilog. par char, est donc
de.0 fr ,0561
Il convient de remarquer que les frais de traction ainsi prélevés sur le commerce parl’État laissent au compte des particuliers deux articles qui font partie des frais detransport, tels qu’ils sont ordinairement entendus et tels que les supporte une Compa-gnie qui est concessionnaire d’un chemin de fer et qui l’exploite elle-même.
Ce sont :
1 ° L’entretien des wagons ;
2° L’expédition, la livraison et la surveillance pendant le trajet.