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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE III.
fr. c.
En 1835 (huit mois), à. 1 98
1836 (l’année entière), à. 1 68
1837, (id.) . 2 06
1838, (id.) 2 61
1839 (neuf premiers mois) .... 1 68
Dans les environs de Paris , d’après MM. Eugène Flachat et Petiet, la dépense jour-nalière d’une locomotive, entretien compris, monte à 200 ou 250 fr., avec unparcours de 125 kilom.; ce qui représente par kilom. 1 fr. 80 c.
Du 1 er mars 1836 au 31 octobre de la même année, les frais courants de tractionsoldés par l’État, sur le chemin de Columbia, ont été de 437,573 fr. Pendant lemême temps, l’État a reçu pour droits de traction 413,797 fr. Dès lors, l’expériencede cette campagne permettait de regarder comme certain ce que faisait pressentir lacomparaison de la dépense d’une locomotive avec les droits que paye un convoi, c’est-à-dire que , en comptant le renouvellement du matériel, une fois que ce matérielserait complet et en bon état, la taxe de traction couvrirait les frais; car, en 1836,l’exploitation avait été plus coûteuse qu’elle ne devait l’être à l’avenir; les machinesétaient en fort mauvais état au commencement de la campagne : l’atelier de répara-tion n’étant pas achevé, on avait été obligé d’envoyer les machines dans des ateliersparticuliers, à Philadelphie , ce qui était dispendieux et incommode. Enfin , l’État nepercevait pas tout ce qui lui revenait. Faute d’allocations pour salarier un nombresuffisant d’agents, ou n’exerçait qu’une surveillance illusoire sur les voitures servantaux voyageurs, et dès lors les entrepreneurs de transport fraudaient les droits.
L’exercice 1837 a pleinement justifié ces espérances.
L’État a dépensé, durant cette année, pour le service de traction. . . . 612,585 fr.
Les droits de traction sont montés à. 732,475
Il y a donc eu un bénéfice net de. 119,890
Ce qui représente l’intérêt à 7 p. 100 de la somme de 1,739,218 fr. qu’avaient coûté depremier achat toutes les machines placées sur le chemin de fer depuis 1835, c’est-à-dire depuis l’origine. Il est vrai, je le répète, que, pendant cette année 1837, il n’a pointété acheté de machine nouvelle. Mais le matériel qu’on s’était procuré antérieurementétait encore en assez bon état à la fin de la campagne pour qu’aucune acquisition delocomotive ne fût nécessaire pour 1838.
On comptait donc qu’à partir de 1838 les droits de D'action suffiraient non-seulementà couvrir tous les frais courants de ce service et à renouveler les locomotives, maisencore à solder l’intérêt de la mise de fonds qu’elles représentaient.
Pendant l’exercice 1838, c’est-à-dire du 1 er novembre 1837 au 31 octobre 1838, lesdroits de traction ont produit.. 874,950 fr.
La dépense de traction s’est élevée à. 793,600
Le bénéfice net a donc été de. 81,350
En tenant compte des approvisionnements en magasin et de quelques