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Tome premier.
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PENSYLVAN1E. — CHEMIN DE FER DE COLUMBIA. TRACTION ET PÉAGE.

dépenses qui ne doivent pas être imputées au service de traction, ontrouverait que le bénéfice net a été plus considérable et qu’il est monté à 267,900 fr.

Il était alors nécessaire d’acheter dix nouvelles machines locomotives estimées à373,300 fr. ; mais quatre seulement de ces machines devaient être portées au comptedu chemin de fer de Columbia, puisque les six autres n’étaient requises que parcequ’on lui en avait enlevé un nombre pareil pour les placer sur le chemin de fer duPortage. Il fallait aussi pour 21,300 fr. de câbles, article porté au compte de traction.

Ainsi, les droits de traction étaient alors plus que suffisants pour subvenir àtous les frais de ce service, y compris le renouvellement du matériel. Ce faitdeviendra plus évident encore si l’on a égard à l’excédant de recettes de l’exerciceprécédent.

D’ailleurs, les résultats de 1838 ne peuvent être considérés comme aussi favorablesque ceux qu’on est en droit d’attendre des prochains exercices. Un orage, du19 juin, avait mis dans un état de dégradation extrême une partie assez étenduede la grande artère de Philadelphie à Pittsburg . La canalisation de la Juniata futcomplètement hors de service pendant plusieurs mois, entre Huntingdon et Holli-daysburg, sur un espace de 62 kilom. La somme absorbée par les réparations extraor-dinaires de ce seul tronçon de la ligne s’est élevée à 1,866,660 fr. Les pertesqui en sont résultées pour le commerce, dont les opérations se sont ainsi trouvéessuspendues, ont été bien plus fortes, et le revenu des canaux et des chemins de fer del’État s’en est ressenti. Il n’a dépassé, en y comprenant les droits de traction , les pro-duits de l’exercice précédent que de 84,810 fr. Sans cette circonstance, hors de touteprévision, on était autorisé à compter sur un bel accroissement de recette, tant endroits de traction qu’en droits de péage.

Au reste, l’expérience d’autres chemins de fer d’Amérique ou d’Europe légitime plei-nement toutes les espérances qu’on peut concevoir à cet égard pour le chemin de ferde Columbia. Sur divers chemins fréquentés, la dépense de traction, réduite à ce quiconcerne la locomotive, soit pour les frais courants, soit pour l’entretien , est debeaucoup au-dessous de 0 fj - 0561 , par tonne et par kilom. Elle va à 0 fr - 04 et à0 fr - 03. L’entretien seul des wagons y ajouterait, avons-nous dit, pour les marchan-dises les plus communes, un centime au moins par tonne et par kilom.

Elle peut même descendre au-dessous de 0 tr - 03, là où le mouvement est assezanimé et assez régulier pour que chaque machine parte avec charge à peu près entière,au moins dans un sens, là où la marchandise est de nature à exiger peu de soins , etoù les pentes sont favorablement distribuées. Dans ce cas, les chemins de fer serapprocheraient beaucoup , à l’égard des frais de halage, des canaux, sur lesquels cesfrais sont ordinairement évalués, en France , de 0 fr - 01 à 0 fr - 03, et peuvent, entous pays, être réduits à ce dernier chiffre.

M. Perdonnet a trouvé que, sur le chemin de Liverpool, d’après la moyenne de deux annéeset demie, déjà un peu en arrière, la traction véritable, c’est- à-dire avec l’entretien complet de la lo-comotive, mais dépense des wagons déduite, la vitesse étant de 24 kilom., et le calcul étant ra-

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