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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE III.
tité convenable de marchandises (1). D’un autre côté cependant le transport desvoyageurs à grande vitesse présente au service des marchandises certaines entraves.11 oblige d’appliquer à celles-ci, même lorsqu’elles marchent isolément, plus decélérité que le commerce lui-même ne le demanderait, et la célérité coûte cher. Ainsi,dans la Grande-Bretagne, le prix coûtant du transport, en comptant avec la traction,l’entretien du chemin et de tout le matériel, la police, l’administration, est bien plusélevé, sur des chemins tels que ceux de Liverpool à Manchester, de Londres à Bir-mingham et de Grande-Jonction, établis principalement en vue des voyageurs, quesur les chemins de l’Écosse et du nord de l’Angleterre, construits surtout pour voitu-rer des houilles par grandes masses et avec une faible vitesse (12 kilom. environ ).On peut évaluer ce prix, par tonne et par kilom. :
Sur les premiers, de.0 fr - 10 à 0 fr - 12 (2)
Sur les seconds, pour la houille, de. » 05 à » 06 (3)
Quoi qu’il en soit de l’avenir et de quelques cas particuliers du présent, dans l’étatactuel des choses, avec les chemins de fer tels qu’ils sont constitués aujourd’hui, sousle rapport politique, s’il est permis de s’exprimer ainsi, comme sous le rapportmatériel, le transport, péage compris ou non, est plus coûteux sur les chemins de1er que sur les canaux (4); les prix de voiture et les tarifs de péage actuellementen vigueur l’attestent suffisamment.
dant on peut atteindre, sans fractionner les trains, sur les chemins à marchandises, les pentes-limites qui permettent d'e-nter ce fractionnement sur les chemins à voyageurs, en faisant intervenir des machines de renfort.
(1) On a vu plus haut (page 246) comment cette combinaison des deux services avait permis une baisse des prix detransport sur le canal Érié.
( 2 ) M. Bineau établit que sur le chemin de fer de Liverpool à Manchester , qui est à peu près le seul de tous les cheminsde la Grande- Bretagne sur lequel le service des marchandises, autres que la houille, soit complètement organisé , lesfrais réunis s’élèvent, par tonne et par kilom., de 0 [r -135 à 0 tr - 164, y compris la main-d’œuvre de magasinage à l’en-trepôt de Manchester . En évaluant par approximation cette main-d’œuvre à deux centimes, on trouve que les frais du trans-port des marchandises , à la vitesse de 20 à 23 kilom. à l’heure ( qu’on est obligé d’employer pour ne pas gêner le servicedes voyageurs) sont de 0 fr -13 à 0 tr 14. ( Chemins de fer d'Angleterre, pages 394, 395.)
(3) Le chiffre de 0 fr - 03 à 0 fr - 06 comprend le retour à vide, mais il ne comprend ni le chargement ni le déchargement.La traction proprement dite y figure pour trois centimes. M. Wood cite des chemins où le prix coûtant du transport, tousfrais inclus, est moindre puisque le prix marchand y dépasse peu 0 fr 06. Ainsi, les charbons destinés à l’exportationsont par faveur expédiés, chargement et déchargement non compris, aux taux suivants :
Chemin de fer de Stanhope et Tyne.OA- 083
— de Stockton à Darlington. » 070
— de Clarence.» 068
(A Praclical Treaiise, etc., page 616.)
(4) Cette règle peut être regardée comme absolue à l’égard de la France et des États-Unis . C est à peine s il y aquelques exceptions, et si, dans ces deux pays, l'on pourrait citer des canaux où le péage proprement dit surpasse celuiqui est perçu par les compagnies de chemins de fer. Il n’en est pas de même en Angleterre.