Band 
Tome premier.
Seite
371
JPEG-Download
 

PENSYLVANIE . — CHEMIN DE FER DE COLUMBIA. TRACTION ET PÉAGE. 371

causes. Le nombre des voyageurs est considérable sur les chemins de fer belges (l). Le matériel est d’unegrande simplicité ; les voyageurs sont moins au large dans les voitures, et chaque convoi porte beaucoup plusde personnes qu’en Angleterre. Le sol, naturellement aplani, a permis de n’y employer que des pentesmodérées (2). Le combustible est à bon marché, et la main-d’œuvre à un prix peu élevé.

Dans une publication récente, M. Perdonnet (3) a tiré de l’examen des documentspubliés sur un certain nombre de chemins de fer, tels que les chemins de fer belges,ceux de Paris à Saint-Germain, de Dublin à Ringstown, de Saint-Étienne à Lyon ,cette conclusion, que, tant que les pentes ne dépasseraient pas trois ou quatre milli-mètres par mètre, le transport des voyageurs à grande vitesse coûterait en tout, fraisde traction et de voitures, d’entretien et de police de la route et d’administrationréunis, deux centimes par tête et par kilom., comme sur les chemins de fer belges , dit-il, quatre centimes, comme sur ceux de Liverpool et de Dublin , et que, même en sup-posant le tracé le plus défavorable, ces frais ne dépasseraient jamais six centimes etresteraient presque toujours au-dessous de cinq.

Cette conclusion est, quant à présent, exagérée à l’avantage des chemins de fer.Les nombreuses données recueillies tout récemment en Angleterre par un autreobservateur habile et exercé, M. Bineau, portent l’ensemble des frais du service desvoyageurs, dans l’état actuel des choses, par tête et par kilom*, sur les chemins defer de l’Angleterre , pour la traction, les voitures, le personnel, la police et l’entretiende la route, de cinq à six centimes (4). Les résultats partiels cités par M. Clarketendent à confirmer les calculs de M. Bineau. La discussion des éléments fournis parles rapports officiels sur l’exploitation des chemins de fer belges a conduit M. Bineauà cette conclusion (5), que les frais, par tête et voyageur, y avaient été jusqu’à pré-sent de 0 f, -0256 à 0 fr - 0286, et que, pour tenir compte suffisamment de la dépréciation

(1) Le nombre des voyageurs a été comme il suit :

1855 ( huit mois ). 121,439

1836 . 871,507

1837 . 1,584,377

1858. 2,258,303

1839 ( neuf premiers mois ).1,694,019

Ce grand nombre de voyageurs provient de ce qu'en Belgique la population est dense, et de ce que les prix des placessont très-bas.

(2) Sur les chemins de fer belges il y a, aux abords des ponts jetés sur les canaux, par exemple, des rampes qui ap-prochent de dix millimètres par mètre. Mais ces pentes ne subsistent que pour de très-courts intervalles de 300™ à 400 mau plus,et, en vertu de la vitesse acquise, les convois les franchissent sans peine. À l’exception de ces points, et sauf quel-ques localités particulières, telle que celle d’Ans, près de Liège, où l’on descend dans la vallée de la Meuse , et où il a fallurecourir à des plans inclinés, les chemins de fer belges ne paraissent pas offrir de pentes de plus de 0 m ,Ü055 par mètre,et même sur quelques sections, de plus de 0 m ,002.

(5) Journal de l'Industriel et du Capitaliste, tom. VI, page 537 et suiv.

(4) Chetnins de fer d’Angleterre , page 395.

(5) Ibid., page 594.