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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE III.

du matériel, il conviendrait de les porter à trois centimes. On est autorisé à croire ce-pendant que, dans un délai peu éloigné, lorsque les tâtonnements et les essais insépa-rables de toute grande création seront finis, lorsque les dépenses extraordinairesqui accompagnent le début de toute vaste entreprise seront à leur terme, lorsque lamise en produit de toutes les sources de profit aura été menée de front avec laréduction des dépenses, les frais du service des voyageurs rentreront dans les limitesposées par M. Perdonnet.

De là on peut déduire que la taxe de traction, relative aux voyageurs sur le cheminde fer de Columbia, pourra difficilement être diminuée dans une proportion marquée.Car dans l’Amérique du Nord , la population étant peu nombreuse, les frais se répar-tissent sur un moindre nombre de voyageurs, et sont, dès lors, plus considérablespar tête.

Sur de chemin de fer de Columbia, le prix des places est, par tête et par kilom.,de. 0 fr 150

Comparons ce prix aux maxima autorisés et aux prix réellement perçus sur les autreschemins des États-Unis .

Ainsi que nous l’avons dit au sujet des marchandises, dans les Étals qui composentla Nouvelle-Angleterre , il est d’usage de ne stipuler directement aucun maximum ;seulement dans l’État de Massachusetts on fixe une limite au dividende.

Dans l’État de New-York, avant que les succès de la locomotive n’eussent fait consi-dérer les chemins de fer comme principalement destinés au transport des hommes,c’est-à-dii’e avant 1830, il était d’usage de fixer des maxima; mais, comme on l’a vupour les marchandises, ce système a été abandonné. On l’a cependant appliqué en-core exceptionnellement à un petit nombre de chemins de fer, tels que celui d’Utica à

Schenectady . Le maximum qu’on leur a imposé est, par tête et par kilom., pour latraction et le péage réunis , de.0 fr - 133

Dans l’Etat de New-Jersey , la législature avait originairement accordé à la compagnie duchemin d’Amboy à Camden un maximum de. » 331

Mais par un acte postérieur, accepté par la compagnie, il a été stipulé , pour le trajet entierde New-York à Philadelphie , comprenant, même lorsqu’on se sert du chemin de fer sur touteson étendue de 98 kilom., un voyage en bateau à vapeur de New-York à South Amboy (43 j ki-lom. et une traversée de l,500 m environ de Camden à Philadelphie , un maximum de 16 fr., ce qui

représente, par kilom. du parcours tout entier ( 143 kilom.). » 112

Pour celui de Patterson à l’IIudson, le maximum par kilom. est de.» 199

Pour le chemin de fer du New-Jersey ou de Jersey-City à New-Brunswick , il est de.» 399

Mais pour le parcours entier, il est abaissé à. » 133

Dans l’État de Pensylvanie , les tarifs présentent, à l’égard des voyageurs, les mêmes variationsqu’à l’égard des marchandises. Dans les cas où le système du libre parcours, a prévalu le maxi-mum général ou moyen prescrit par la charte de la compagnie, pour le péage proprement dit, est

ordinairement de. 0 fr- 066

Sur le chemin de fer de Philadelphie à Reading, le maximum du droit total est de. » 133

A l’égard des trois chemins autorisés en 1834-35, les maxima ou moyennes du péage proprementdit sont de même de.0 fr . 066