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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE III.
Il résulte de ces prix et de ceux des autres chemins de fer anglais du même ordre que,pour les voitures dites de malle, véritables voitures de luxe à l’usage d’un petit nombre,les compagnies atteignent, par kilom. et par tête, la limite de Ofr. 23 qui est le plus ha-bituellement fixée par le parlement.
En faisant abstraction de cette espèce de voitures, et en écartant de même les petitschemins d’Ecosse , qui ne rentrent pas dans la catégorie des lignes à grande vitesse par-ticulièrement destinées aux voyageurs, M. Bineau est arrivé a cette conclusion (1) :
Le prix généralement perçu dans la Grande Bretagne, dans les voitures de première classe,
est de.0 fr -16 à 0M8
Sur les chemins écossais, tels que ceux d’Arbroalh à Dundee et d’Arbroath à Forfar, il est
de.0 fr - 10 à » 12
Quant aux voitures de deuxième et de troisième classe, qu’il convient de réunir, le prix moyen
peut être fixé de.0 fr - 12 à » 13
Sur les chemins écossais il descend jusqu’à. » 05
11 a même été à. » Oï
M. Bineau nous apprend aussi que sur le chemin de Londres à Birmingham , pendant lesecond semestre de 1839, il y en a eu sur 100 voyageurs, approximativement, 50 de pre-mière classe et 50 de deuxième et de troisième réunies. Au chemin de Grande-Jonction,du 1 er janvier 1838 au 30 avril 1839, il y a eu sur 100 inscriptions, 58 voyageurs de pre-mière classe et 42 de deuxième ; les voitures de troisième classe qui venaient alorsd’être introduites n’avaient eu encore qu’une clientelle insignifiante. Au Great-Western,du 1 er juin 1838 au 31 mars 1839,100 voyageurs ont pris 21 places de première classe ,16 de deuxième et 63 de troisième. Au chemin de Manchester à Leeds , qui dessert undistrict couvert de manufactures et peuplé d’ouvriers, il y a eu, pendant les deux pre-miers mois de l’exploitation , réduite alors à un tronçon de 23 ldlom., 21 voyageurs depi'emière et de deuxième classe, contre 79 de troisième.
En France le tarif imposé aux compagnies en 1838 fixe deux maxima, au lieu de seborner à un seul, selon l’usage admis partout ailleurs par les pouvoirs publics, lors-qu’ils n’ont pas jugé convenable de s’en rapporter à l’intelligence des concession-naires et à leur sentiment d’intérêt bien entendu. Ces maxima sont :
Pour les premières places, de.0 075
Pour les secondes, de. » 050
Le droit de traction est compté dans ces maxima pour le tiers à l’égard des pre-mièi'eset pour les deux cinquièmes à l’égard des secondes.
Il y a tout lieu de penser que, dans beaucoup de cas, les compagnies françaises se-raient peu tentées de dépasser de beaucoup ces maxima , en raison de la clausequi permet de placer dans chaque convoi, jusqu’à concurrence du dixième dunombre total des places, des voitures spéciales plus commodes, pour lesquelles le prix
i^l) Chemins de fer d’Angleterre t page 413 .