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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE III.

Unis, avec celte différence fâcheuse toutefois que, moyennement, elle n’est pas aussipeuplée, et que la'classe la plus nombreuse y est plus pauvre. Nous ne pourrons doncadopter chez nous ni les errements aristocratiques des compagnies anglaises, ni ceux descompagnies américaines, qui ont leur origine et leur justification dans une égalité d’ai-sance. Nous devrons suivre plutôt l’exemple de l’administration belge. Le sentiment quidevra présider chez nous à l’assiette des prix, est bien plutôt celui d’une égalité fortpeu aisée. Il faudra presque toujours faire un appel à la quantité , et par conséquenttransporter le public à bon marché, dut-on pour cela resserrer les voyageurs dans lesvoitures et ne pas leur imprimer, si ce n’est par exception et moyennant des prix spé-ciaux; une grande vitesse. L’intérêt des compagnies les conduira inévitablement à pré-férer ce système. Quant aux lignes qui seraient exécutées par l’État, la prédominanceacquise à la politique populaire exigera que leurs prix descendent très-bas, lors mêmeque les recettes auraient à en souffrir, parce que, aujourd’hui, toute vaste entreprisenationale, pour être qualifiée d’amélioration, doit faire la part de tous.