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Tome premier.
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PENSYLVANIE. — CHEMIN DE FER DU PORTAGE,d’un mouvement de 50,000 tonnes seulement et de locomotives parfaites, il en coû-terait beaucoup moins, pour gravir une hauteur donnée avec une pente douce etpar conséquent avec un parcours considérable, au moyen d’une locomotive, qu’en em-ployant des plans inclinés. Avec un mouvement de 100,000 tonnes, les plans inclinéscommenceraient à avoir quelque avantage, Avec 200,000 tonnes , ce qui ne seraitrien d’extraordinaire, ils auraient une supériorité marquée; car ils effectueraientpour lia 12 centimes l’ascension verticale que la locomotive n’accomplirait que pour 27.Avec un mouvement de 300,000 tonnes, tel qu’il est permis de le prévoir pour le che-min du Portage, les plans inclinés seraient infiniment supérieurs aux rampes doucesdesservies par des locomotives, pour gravir une même hauteur verticale. Ce qui coûte-rait avec celles-ci 27 centimes n’en exigerait, avec les plans inclinés, que 7 à 8.

Ensuite, quels que soient les progrès réalisés par les constructeurs de locomotives ,les données de la machine Boston ne sauraient être prises à beaucoup près pourdes résultats moyens. D’ailleurs la dépense ci-dessus de 0 fr - 2G8 par tonne, ou de38 fr - 59 c ' par jour, laisse en dehors divers frais qui sont inhérents au service des loco-motives, quoiqu’ils ne soient pas tous causés par les locomotives elles-mêmes. Unelocomotive coûte moyennement, tout compris, de 70 à 80 fr. par jour sur le chemin defer du Portage (1), c’est-à-dire le double de ce que nous avons compté pour la machineBoston . Si l’on adopte le chiffre de 75 fr., on trouvera que les frais nécessaires pourélever une tonne à une hauteur verticale de 100 m seraient, en supposant une circulationde 50,000 tonnes :

Avec 1( s plans inclinés et d’après les bases précédentes, de. 0 fr. 70

En portant la dépense annuelle des plans à 250,000 fr, au lieu de 213,333 , de. » SI

Avec des locomotives suivant une rampe semblable à celle qui sépare les plansinclinés

n° 1 et n" 2, en supposant, comme tout à 1 heure, des convois de 36 tonnes, de. » 91

Et avec des convois moyens de 50 tonnes, de. ” 65

Ainsi dans quelques cas au-dessous de 50,000 tonnes, et dans tous les cas bien

(1) Voici comment la dépense moyenne d’une locomotive, sur le chemin de ter du Portage, était évaluée, en 1859, par

M. W. Jlilnor Roberts, ingénieur chargé du soin de ce chemin :

Ilois. .. 18tr '67

Huile, etc. 5 ^5

Machiniste. 9 55

Chauffeur.. • 6 »

Préposé à la station d’eau. 5 55

Entretien complet de la machine. 20 48

Intérêt à 6 p. cent du capital nécessaire à l’achat de ta machine, à la con-struction d’un hangar, etc. 7 90

Frais divers. 8 “

79 fr -04

M. Roberts comptait même un dollar de plus pour surcroît de dommage causé au chemin; cet article nous parait portéà tort; il convient de l’écarter, ainsi que celui de l’intérêt de la mise de fonds. Quelques autres dépenses ont dû être unpeu exagérées par lui, à cause de l’objet pour lequel il présentait ce calcul, ce qui nous autoiise à dire que la dépensejournalière d une locomotive, sur le chemin du Portage, ne dépasse pas 80 fr., ni probablement 70 fr.