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PENSYLVANIE . — CANAL DE JOHNSTOWN A PITTSBURG.
rachetant une pente de 13 m ,72. Le développement total du canal est ainsi de 169 kilom.
Le bassin du canal à Johnstocvn a une superficie de 3 hectares.
Ce bassin reçoit les eaux du Stony Creek par une rigole navigable de 2,479“ : cetterigole a l m ,22 de profondeur d’eau, 5“,49 de large au plafond, et 9'”,15 à la ligne d’eau.Elle n’assure pas suffisamment l’alimentation du canal. Dès 1834, on s’aperçut que denouveaux approvisionnements étaient indispensables. On reconnut en 1835, qu’en bar-rant la branche méridionale du petit Conemaugli, à 4 kilom. de son embouchure, ilserait possible, avec une digue de 440“ de long et de 18“ d’élé vation, de former un ré-servoir de 186 hectares de superficie, contenant 14,672,000™ cub , et en état de fournir1 m - cill> ,87 par seconde pendant trois mois, ce qui est double du débit du Conemaugh, enaval de Johnstown , à l’extrême étiage. La dépense était évaluée, pour le seul compte destravaux d’art, 5604,267 fr. Aucun parti n’avait encore été pris, à l’égard de ce réser-voir, au 1" janvier 1839. Dans leur rapport sur l’exercice 1838, les Commissairesdes Canaux renouvelaient leurs instances pour que l’on n’en ajournât plus l’exécution.
Presque tous les canaux de l’État de Pensylvanie étant établis latéralement à depuissantes rivières, il semblait que leur alimentation ne dût être d’aucune difficulté.Il n’en a cependant pas été ainsi ; même sous ce rapport on a éprouvé de gravesmécomptes. Lorsque le commerce est devenu actif, l’eau a manqué sur plusieurspoints,parce que dans ces canaux étroits et sans pente, lorsqu’ils se sont trouvés obstruéspar les bateaux, l’eau, qui d’ailleurs n’était pas retenue en assez grande quantité dansles bassins , vastes pourtant, formés par les barrages de la Susqueliannah, par exemple,n’a pu arriver assez vite aux derniers biefs de chaque division pour subvenir à la con-sommation des écluses et réparer les pertes causées par l’évaporation et l’infiltration.Ainsi, à Harrisburg , la navigation a été interrompue pendant l’été de 1833, et l’on s'esthâté de faire une prise d’eau dans le Swatara pour conduire un approvisionnementsupplémentaire près de Middletown . Depuis lors, la même cause a donné lieu au mêmeeffet pour toutes les lignes qui bordent la Susquehannah, ses deux branches et la Ju-niata, excepté à la partie supérieure où les barrages sont très-multipliés ; mais alorsle même inconvénient a été produit par une autre circonstance. Au cœur des mon-tagnes , les rivières et les ruisseaux sur lesquels on avait compté n’ont pas fourni àl’éliage la masse d’eau qu’on en avait attendue.
Latéralement à la Juniata , une cause toute spéciale a gêné l’alimentation du canal.Cette rivière se distingue des autres par la grande quantité d’herbes aquatiques dontson lit est encombré. La même végétation s’est développée au fond du canal latéral ety entrave le mouvement de l’eau. Il en résulte que, lorsqu’une division a seule-ment 30 ou 40 kilom., la communication entre la prise d’eau et les biefs inférieursest difficile, et ces biefs sont mal approvisionnés.
Pour assurer l’alimentation des extrémités supérieures des deux grands tronçons ducanal de Pensylvanie , des réservoirs étaient et sont encore indispensables. Nous avonsdît ce qui avait été proposé pour chacun des tronçons, sous ce rapport. Dans le.but de ménager l’eau des biefs supérieurs, en réservant pour eux toute celle du Cone-maugh , sans leur en soustraire aucune partie pour la consommation des biefs*