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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE VIII.

articles qui représentent les divers degrés de l’échelle des tarifs, le montant comparéà ce qui est perçu par l’État de New-York, pour la traversée entière d’Albany àBuffalo sur le canalÉrié, et en tenant compte du péage qui frappe les véhicules, tantbateaux que wagons :

NATURE DES PRODUITS.

LIGNE

de Philadelphie à Fillsburg.

CANAI.

ÉRIÉ .

Fumier, sable et gravier. . .

27 fr -21

10 fr

87

Houille.

28 66

20

23

| Farine .

42 53

20

25

Blé.

45 75

20

23

Porc salé.

. id .

40 97

20

25

Fer.

63 36

20

25

Tissus.

83 19

59

55

Bois de charpente.

18 33

4

41

Planches et chevrons. . . .

18 90

3

07

Depuis la réduction opérée en 1838 par les Commissaires des Canaux de la Pensyl-vanie, les péages des canaux de l’État de Pensylvanie dépassent peu ceux du canalÉrié (voir page 255). Ils sont même moindres pour quelques articles, tels que la houille,que jusqu’à présent il n’y a pas eu grand intérêt à ménager dans l’État de New-York,la pierre à chaux, le colon en laine. A l’égard des bois, sauf un surcroît d’un tierspour le bois de charpente, il y a presque identité.

Les tarifs des autres grandes lignes américaines sont généralement plus hauts.Ainsi, sur le canal de la Chesapeake à l’Ohio, qu’exécute une compagnie placée parses engagements financiers sous la dépendance à peu près absolue de l’État de Mary-land , le tarif qui subsistait en 1835 excède celui du canal Érié de 50 ou même de 100pour 100, après les 24 premiers kilom. de parcours pour lesquels la plupart des arti-cles sont soumis à une surtaxe. Cependant pour la houille il est inférieur même àcelui de la Pensylvanie. Jusqu’à ce que le canal de la Chesapeake à l’Ohio soit terminé,on doit ne considérer que comme provisoire le tarif qui y sert de base à la percep-tion. La charte de la compagnie lui abandonne sans réserve la libre fixation du tarif.

A l’égard du canal de Virginie, qui reliera de même le littoral à la vallée de l’Oliio,et qui, comme la ligne pensylvanienne, sera remplacé au cœur des montagnes par unchemin de fer, on ne peut mentionner encore que le maximum fixé par la législature. Cemaximum est supérieur au tarif du canal de la Chesapeake à l’Ohio pour les denrées ;il lui est inférieur pour le plâtre. Le canal est entrepris par une compagnie qui est sousla dépendance financière de l’État de Virginie et de la ville de Richmond.

Le canal d’Ohio , à cause de son étendue, peut être mis en parallèle avec leslignes qui unissent le littoral à l’Ouest. Il appartient à l’État d’Ohio . Le tarif quiy était en vigueur en 1835, et qui paraît avoir été maintenu jusqu a présent, est supé-rieur à celui du canal Érié et des canaux de l’État de Pensylvanie .