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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE VIII.

Les droits précédents, à l’exception de ceux du canal du Centre et du canal de Saint-Quentin, sont unanimement regardés comme trop forts. Ils augmentent dans uneproportion trop considérable le prix des marchandises communes qui composent lamajeure partie du mouvement des canaux. En France les distances à franchir, sansêtre aussi grandes qu’en Amérique , le sont cependant assez pour qu’un tarif un peuélevé doive nécessairement entraver les relations commerciales et empêcher leséchanges entre le Nord et le Midi, échanges pourtant si naturels, puisque, dans ces deuxdivisions du sol français , le sol et l’industrie de l’homme créent des produits toutdifférents. Le tarif du roulage, auquel il est tout simple que l’on compare les autresmoyens de transport, est chez nous la moitié à peine de ce qu’il est en Amérique .Ainsi des tarifs que les Américains supporteraient sans se plaindre peuvent enFrance être réputés excessifs.

Au reste, une réduction est imminente à l’égard de tous les tarifs des canaux français .La compagnie du canal du Midi a pris rengagement de réduire le sien d’un quart, àl’achèvement du canal latéral à la Garonne ; il y a lieu de croire que spontanémentelle rabaissera encore , notamment pour le sel et la fonte. La compagnie du canal deBriare paraît prête à souscrire à une forte diminution (1), et à modifier les règlementsrelatifs aux bateaux chargés de houille; les compagnies d’Orléans et du Loing ont ma-nifesté aussi des dispositions à abaisser leurs tarifs. L’État est le maître de réviserquelques articles du tarif du canal du Centre, tels que ceux relatifs aux grains etfarines, qui restent encore exagérés. Quant au tarif des canaux de 1821 et 1822,il n’y a qu’une voix pour le condamner, et il n’a encore été mis en vigueur suraucun point. Des négociations sont entamées depuis plusieurs années avec les com-pagnies qui fournirent des fonds en 1821 et 1822, et à qui l’on réserva alors desdroits sur le produit de ces lignes. Les compagnies consentent, en principe, à unlarge dégrèvement. Ainsi on a parlé de réduire de moitié les droits originairementconvenus. Cette idée , plausible au premier abord , soulève cependant quelques ob-jections, parce que les tarifs de 1821-22 n’ont pas seulement le défaut d’être déme-surés; ils y joignent celui d’être mal gradués. 11 y a des articles, tels que les tissus et lesglaces et cristaux , pour lesquels un abaissement de 50 pour 100 n’est point néces-saire. Pour d’autres, et particulièrement pour la houille et le coke , l’abaissement de50 pour 100 ne suffirait pas. Au lieu de conserver entre les divers articles les propor-tions établies en 1821 et 1822, il convient de refondre complètement le tarif, et departager les marchandises en catégories nouvelles au nombre de quatre ou cinq (2).

par kilom. 0 fr -016. Les 100 planches de sapin de Quillan, 0 tr 008. Les 100 planches de sapin, de chêne ou noyer,0 fr 052. Les 100 planches de sapin prises à l etang de Thau, 0 tr 02. On peut estimer que 100 planches équivalent à1 ma. cui>. 736 et pèsent, celles de Toulouse , 1,325 kilom., celles de Quillan, 1,280 kilom.

(1) De moitié sur le fer, l’eau-de-vie, les liqueurs et boissons autres que le vin et le vinaigre, les épiceries, drogue-ries, faïences, cristaux, fourrages, marbres, carreaux, tuiles, la chaux, le ciment, le fumier, le sable et gravier; d’untiers sur les légumes et les vins et vinaigres.

(2) Rien n’em, êeherait de stipuler en outre une réduction d’un tiers ou de moitié pour tout parcours au delà de 150ou 200 kilom., en faveur des chargements composés d’un seul article ou d'articles similaires.