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PENSYLVAN1E. — PÉAGE ET TRANSPORT SUR LES CANAUX.
Si, après avoir réduit les prix de 25 p. 100, on en retranche 1° les droits perçuspar l’État ; 2° le prix coûtant du fret sur les canaux, qu’on ne peut porter, par tonneet par kilom., à moins de 0 fr - 03 e - pour la farine , et de 0 fr - 05 °- pour la merchandize ,ce qui représente pour le premier article 13 fr - 35 e -, et pour le second 22 fr - 25 e -, ontrouve qu’il reste à l’entrepreneur, pour couvrir ses frais généraux, pour l’entretien deson matériel sur le chemin de fer, ainsi que pour son bénéfice :
Sur la farine. 7 tr - 68 e -
Sur la merchandize . 26 94
Ce qui est extrêmement modéré, et même trop faible, pour que les prix de voitureci-dessus, ainsi réduits de 25 p. 100, puissent être présentés comme des prix normaux.
Il est difficile que les prix de voiture, même en supposant qu’on ait des retours régu-liers, descendent au-dessous du taux suivant :
Trajet entier. Par kilom.
Farine. 75 fr- 0*118
Tissus. 150 » 236
D’après ce qu’on a vu du canal Érié ( page 244), en 1837, d’après les Commissairesdes Canaux, les prix de voiture y étaient, toujours péage compris :
Trajet entier. Par kilom.
Pour la farine, de. 38 f, -56 c - 0*066
Pour les tissus, de. 77 12 » 132
Le canal Érié, tel qu’il est aujourd’hui, a donc déjà un grand avantage sur l’artèrepensylvanienne. Que sera-ce donc après son agrandissement?
Le voyage, entre Philadelphie et Pittsburg , s’effectue en dix jours au plus; quel-ques-uns des commissionnaires l’opèrent même en six, en se servant du chemin de ferde Lancaster à Harrisburg .
Avant l’ouverture du canal de Pensylvanie , le roulage coûtait de 300 à 360 fr. partonne, entre Philadelphie et Pittsburg , et il exigeait beaucoup plus de temps. Le par-cours était de 450 kilom. Ce prix, double au moins des prix actuels, et qui comprenaitle droit de barrière sur les routes, revenait moyennement, par tonne et par kilom., à0 r - 73 e .
Sur la route de Baltimore à Wheeling sur l’Ohio, où le roulage subsiste encoreavec activité, il revenait à 0 fr - 48 e -, par tonne et par kilom., en 1836 et 1837.
Des faits qui précèdent on peut tirer des arguments puissants en faveur d’un canalcontinu de Philadelphie à Pittsburg , lors même que ce canal aurait 250 kilom. de plusque la ligne actuelle. La seule objection que devrait soulever un canal de cette lon-gueur est celle du temps qui serait requis, tant à cause du surcroît de distanceque pour franchir le nombre additionnel d’écluses, et cette objection a beaucoup depoids aux États-Unis , où le temps est apprécié à une haute valeur. Nous verrons que ceprojet de canal continu a reçu un commencement d’exécution, latéralement à laBranche Occidentale de la Susquehannah et à l’Alleghany, et que l’allongement deparcours serait de moins de 200 kilom.
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