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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE IX.
ter et Columbia, et l’État avait reçu pendant ces sept mois, pour cette portion du chemin,63,900 fr. de moins que pendant l’époque correspondante de l’exercice précédent; cequi, pour l’année entière, représenterait 109,515 fr. Il évaluait en outre à 53,333 fr. letort que ce chemin de fer devait porter au canal latéral à la Susquehannah, de Co-lumbia à Harrisburg . Ainsi, suivant lui, d’après ce qui s’était passé en 1837 , le che-min de fer de Lancaster à Harrisburg devait enlever au Trésor annuellement unesomme de 160,000 fr., et il ajoutait que lorsqu’il transporterait des marchandises, cequi n’avait pas encore eu lieu , le chiffre de cette perte serait très-notablement aug-menté.
Actuellement en effet non-seulement les voyageurs, mais même une certaine quan-tité d’objets pressés, quittent à Lancaster le chemin de Columbia, et vont en cheminde fer jusqu’à Harrisburg. Le trajet de Philadelphie à Harrisburg est ainsi de 169 kilom.,au lieu de 176 f kilom. qu’il faut parcourir sur le chemin de fer et le canal quand on sedirige par Columbia. On n’abrége ainsi la distance que de 7 j kilom. , mais on gagnedavantage sous le rapport du temps.
Il est probable que l’exécution et le succès de ce chemin de fer ont puissamment con-tribué à décider la législature à voter les fonds nécessaires pour que le chemin de ferde Columbia fût reconstruit sur un nouveau tracé à son extrémité occidentale, de ma-nière à atteindre Columbia sans plan incliné.
Un second chemin de fer prolonge celui-ci, de l’autre côté de la Susquehannah, jus-qu’à Chambersburg , en passant par Carlisle et Shippensburg.
Son développement est de 80 kilom. Il s’étend dans une région fertile, appelée lavallée de Cumberland, sous le nom de laquelle il arrive souvent qu’il soit dé-signé. Il a été récemment question de l’étendre jusqu’à Pittsburg , et l’État a fait étu-dier ce prolongement, ainsi que nous le dirons plus tard.
Les deux chemins de fer de Lancaster à Harrisburg et de Harrisburg à Chambers-burg ont été exécutés par M. Milnor Roberts, jeune ingénieur, qui s’était distinguédans les travaux du chemin de fer du Portage.
Le chemin de fer de Harrisburg à Chambersburg a été compris pour 100,000 doll.dans la souscription imposée par l’État de Pensylvanie à la Banque des États-Unis auprofit de diverses entreprises de communication (1).
(1) Une circonstance particulière a permis à l’État de Pensylvanie de contribuer à l’exécution de plusieurs voies de com-munication, sans cependant rien débourser lui-même. En 1856,lorsque la Banque des États-Unis eut vu expirer le terme deson privilège , sans pouvoir en obtenir du Congrès le renouvellement, elle s’adressa à l’État de Pensylvanie pour obtenirde lui l’autorisation de poursuivre ses affaires au moins sur le territoire de cet État. Les passions politiques étaienttellement excitées contre cette institution qu’elle dut payer cette autorisation fort cher. Ainsi elle s’engagea 1° à verserdans les coffres de l’État, en remplacement de la taxe sur les dividendes, une somme de deux millions de dollars, ou à sereconnaître débitrice de l’État pour cette somme, et à lui en payer les intérêts à cinq pour cent, jusqu’à remise ducapital; 2° à compter à l’État, comme don, une somme de cinq cent mille dollars dès le 5 mars 1837 , et, pendant vingtans de suite , une somme de cent mille dollars destinée à l’enseignement primaire.
En outre elle prit l’engagement de faire à l'État des avances convertibles en fonds publics, lorsqu elle en serait requise,à des conditions avantageuses pour l’État, jusqu’à concurrence d’une somme de six millions de dollars, et des avances tem-