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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE XI.

de retards n’avaient pu abattre, fut couronnée d’un premier succès. Un marché géné-ral fut signé avec un entrepreneur intelligent, qui entama le terrain, le 15 mars, aubief de partage. Depuis lors les travaux furent conduits avec activité, tant parM. L. Baldwin que par M. Canvass White, autre ingénieur d’un mérite éprouvé, qui luisuccéda en avril 1823, et le canal fut livré à la circulation, du Schuylkill à la Susque-liannah , le 17 mars 1828 ; il l’eût été un an plus tôt sans un accident arrivé à l’un desmécanismes employés pour élever jusqu’au bief de partage l’eau alimentaire. Mais lacompagnie n’était pas encore au terme de ses labeurs. Beaucoup d’eau se perdait par-tout où la ligne traversait ce calcaire fendillé et caverneux, que nous avons déjàsignalé à l’occasion du canal du Schuylkill. Ce fut à ce point que, dans la campagne de1830, le canal dut chômer à l’époque de l’étiage pendant soixante-cinq jours. Il fallutdonc s’assurer à grands frais un nouvel approvisionnement d’eau et rendre le canalétanche partout où il était ouvert dans le terrain calcaire. On dut aussi y ajouter uneramification dirigée vers le gisement d’anthracite situé aux sources du Swatara. Ce futseulement pendant l’été de 1836 que le canal fut définitivement porté à l’état d’en-tretien.

L’alimentation du canal de l’Union a été extrêmement difficile. On avait supposé d’a-bord que les sources et les ruisseaux de la montagne y suffiraient ; mais il n’en a pointété ainsi. La perte d’eau par infiltration dans le bief de partage était énorme ; car ce biefest ouvert presque en totalité dans le terrain calcaire. Vainement, pour y obtenirl’approvisionnement nécessaire, on y a creusé le canal à 3 m au-dessous du niveauprimitivement adopté par M. Weston ; vainement on en a exhaussé les bords de manièreà pouvoir y amasser une hauteur d’eau de l m ,52, afin qu’il remplît l’office de réservoir;vainement on l’a garni d’un planchéiage exécuté avec soin ; vainement on avait dès l’o-rigine établi des roues hydrauliques et des machines à vapeur pour élever à ce bief departage l’eau courante du Swatara : il a fallu se ménager d’autres ressources encore.

Aujourd’hui les moyens d’alimentation sont suffisants. On y a pourvu par de grandsefforts.

A la reprise des travaux, en 1821, pour s’assurer une plus grande quantité d’eau, ona modifié le plan primitif, qui consistait à se tenir dans le vallon du Quittapahilla,affluent du Swatara, à la partie supérieure du versant occidental, pour longer en-suite le Swatara. Afin d’éviter le terrain calcaire qui constitue le vallon du Quitta-pahilla , et de se dispenser d’indemnités assez considérables qu’il eût fallu payer auxpropriétaires des moulins riverains de ce ruisseau, une fois sorti du vallon du Tulpe-liocken, on s’est borné à effleurer les sources du Quittapahilla, et l’on s’est dirigé surle Swatara lui-même, de manière à le rejoindre bien en amont du confluent du Quitta-pahilla , par le vallon au fond duquel coule le ruisseau appelé Clarke’s Creek. Mais onn’a atteint ainsi le Swatara qu’à une certaine distance du bief de partage et près d’unpoint où ses eaux sont à 41 m au-dessous du niveau de ce bief, que cependant le Swataradoit alimenter. Pour éviter d’avoir une pareille différence de niveau à racheter par despompes, on avait construit d’abord une rigole qui, prenant les eaux du Swatara àune certaine distance, les conduit latéralement à la rivière dans la ravine du Clarke’s