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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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SOLUTION GÉNÉRALE DU PROBLÈME DES MACHINES.

cielle, aux lois fondamentales qui les régissent ; pour le même motif,il comprend quil soit souvent nécessaire de toute lintelligence dunhomme pour faire faire un seul pas en avant à quelques-unes desquestions que comporte ce problème.

Pour avoir une idée des difficultés que la théorie doit surmonter,au moins lorsquelle reste dans le domaine de labstrait, il suffitdexaminer les transformations successives quont subies, depuisleur origine jusquà nos jours, les principales machines de lindus-trie ; comme exemples particulièrement intéressants à ce point devue, nous pouvons citer le métier à filer et la machine à coudre.La première de ces machines a exigé le travail de trois générations,pour arriver à son état actuel, lequel est encore susceptible de per-fectionnements, bien quil soit le produit des efforts successifs desmécaniciens les plus distingués. Dun autre côté, il ne faut pasperdre de vue que les principes précédemment développés sont en-tièrement nouveaux, et il est nécessaire, par suite, de les appliquer,avec beaucoup de soin, à de nombreux cas particuliers; il con-vient également détendre leur application à tous ces cas quisemblent parfaitement connus du constructeur, mais qui, nayantpas encore été soumis à la lumière de ces principes, peuvent se ré-véler, dans cette étude, sous un certain nombre daspects nouveaux.On comprend, daprès cela, que nous ne pourrons parvenir quaubout dun certain temps à des propositions qui soient susceptiblesdune application immédiate.

Mais, lorsque nous aurons achevé la démonstration des lois surlexistence desquelles repose notre procédé, nous aurons, par celamôme, atteint la limite jusquà laquelle la théorie doit soffrircomme maîtresse et comme guide pour lenseignement.

Lapplication des lois générales exige, en effet, de la part du pra-ticien, une sagacité spéciale pour arriver à faire de la machine uneœuvre pratique , en entendant, par, une machine qui résout défi-nitivement et bien le problème proposé , et cela par des moyens aussisimples et aussi peu nombreux que possible. Cest une chose quonne peut enseigner que dans une assez faible mesure et qui ne peutêtre expliquée clairement que sur des exemples ; car labstractionscientifique peut uniquement, pour la machine, montrer ce quil estpossible de faire, et elle ne possède aucun critérium pour le choixà faire entre ce qui est pratique et ce qui ne lest pas.

On a souvent reproché à la théorie cette absence de critérium;rnjjig ce reproche nest réellement fondé que lorsquelle sobstine à