MOUVEMENT RELATIF DANS LE PLAN.
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à exposer est le caractère d’évidence, qui ressort comme principefondamental et qui a pour résultat de rendre visible à l’imagina-tion la forme qu’affecte la marche des changements de lieux. Je mesuis efforcé, toutes les fois que la chose m’a paru possible, de rendrecette propriété encore plus complète qu’on ne le faisait ordinaire-ment jusqu’ici.
§ 5 .
Mouvement relatif dans le plan.
Lorsque nous examinons le mouvement d’un point, nous nesommes pas en état, avec le simple secours de nos sens, de nousrendre compte du mouvement absolu ; nous ne pouvons observer,en réalité, que les positions qu’il prend relativement à des corps ouà des points qui nous entourent. Ce rapport de positions, supposéconnu à chaque instant, constitue ce qu’on appelle le mouvementrelatif du point, ou si, au lieu d’un simple point, il s’agit d’un corps,le mouvement relatif du corps par rapport aux objets de l’espacequi nous environne. Si ces derniers sont immobiles, les mouve-ments absolu et relatif du corps sont identiques, tandis qu’ils sontdifférents dans le cas contraire. Pour les recherches que nous nousproposons d’entreprendre, la considération du mouvement absoludans l’univers n’est d’aucune importance. Nous pouvons, dès lors,donner à cette expression une signification plus restreinte, en nousbornant à considérer comme mouvement absolu, pour nous dumoins, le mouvement relatif par rapport à la partie de l’espace oùse fait l’observation, et qui peut être, suivant les cas, la terre, lepont d’un navire, un train de chemin de fer, etc.
Nous commencerons par examiner tout d’abord les mouvementsdans le plan, c’est-à-dire le mouvement de points dans un plan, quisera considéré, en même temps, comme champ d’observation.
Théorème I. — Le mouvement relatif d’un point P, par rapport àun autre point Q, dans le plan, a lieu suivant la ligne droite PQ, qui
P Q
Fig. 13.
réunit ces deux points, quelle que soit, d’ailleurs, la manière dont semeut isolément chacun d’eux, par rapport au plan d’observation.