ORIGINES DES MACHINES.
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conduite, par un petit canal, sur les champs à irriguer. Geiger, quine parle pas de ces dernières roues, est d’avis qu’on doit considérer,comqje étant les plus ancien-nes, les roues à prières, quisont encore en usage dans lestemples bouddhistes du Japon et du Tliibet, et qui sont enpartie des roues à vent, enpartie des roues hydrauliquesen dessous. Geiger observeavec finesse que leur emploi,dans les rites du culte, doitavoir eu précisément pourcause le respect qu’inspiraitle mouvement de rotation con-tinu. Les autres exemples quecite ensuite le savant philo-logue ne présentent plus d’in-térêt pour le sujet qui nousoccupe et nous les laisseronsde côté.
La roue du potier, qui étaitencore inconnue aux con-structeurs des habitations la-custres, n’est vraisemblable-ment pas antérieure aux roueshydrauliques dont il vientd’être question ; mais elle re-présente, en tous cas, une application, faite de bonne heure, d’unMouvement de rotation continu, d’une durée plus ou moins consi-dérable.
Peut-être devons-nous admettre qu’avant de savoir utiliser, pourla conservation du mouvement de rotation, la force vive acquisePar la masse en mouvement, le potier avait recours à un aide, quicommuniquait au disque, avec les mains, un mouvement de rota-tion alternatif.
Une autre question extrêmement intéressante est celle qui serapporte à l’origine des chars et des roues des cltars , car ces der-nières, considérées comme dispositifs cinématiques, permettent detirer d’importantes conclusions relativement à l’existence d’autres
Fig. 1G-2.
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