ANALYSE DES MACHINES COMPLÈTES.
M2
sur une petite largeur, par le ciseau. Par conséquent ce ciseau, sil’on vient, par exemple, à le faire retourner en arrière, forme, enfait, avec la partie tournée de la barre, un couple d’éléments S=S + .L’appui entre les deux éléments, tel qu’il existe là, n’est pas parlui-mèinc suffisant (g 18), mais cette insuffisance est compenséepar la clôture ù chaîne (g 45) que fournit le tour lui-inémc.
Il est à remarquer que le couteau possède, dès le début de l’opé-ration, le profil de l’écrou S - , tandis que la barre ne prend que peuà peu la forme S au fur et à mesure des progrès du tournage.Pendant toute la durée de l’opéraliqn, l’accouplement SzS + nc faitdonc que sc préparer et c’est seulement quand celte opération estterminée que les deux corps se trouvent réellement reliés par unaccouplement de ce genre.
Nous venons de dire que la barre tournée est de la forme S + . C’estce qui se produit visiblement dans ce qu’on appelle l’opération dudégrossissement, pour laquelle on dorme au tranchant de l'outil laforme d’une pointe. Dans la seconde passe, destinée à terminer lapièce, le ciseau a comme profil une portion de ligne droite, paral-lèle à l’axe, de telle sorte que le corps tourné finit par présenter laforme d’un cylindre (§45); mais, au point de vue de son accouple-ment avec le ciseau, il n’en doit pas moins être considéré commeconstituant un lilel de vis.
Ce que nous venons d’observer dans le tour, c’est-à-dire l’associa-tion de l’outil cl du corps à travailler, pour former un couple d’élé-ments, se rencontre également dans la machine à raboter et la scieà ruban, dans chacune desquelles se produit le couple P±l'; la mêmechose a lieu dans la machine à fileter, qui donne naissance au cou-ple S±S“, ou au couple S~S + , suivant qu’elle est utilisée pour lafabrication d’écrous ou pour celle de boulons. Nous voyons que,dans chacun de ces cas, le corps à travailler ligure comme élémentcinématique, comme partie d’un membre, ou même comme membrecomplet d’une chaîne. C’est ce qui apparaît surtout Irès-nettenicntdans l’exemple de la machine à fileter, ou ordinairement la vis, àmesure qu’elle est produite, se trouve précisément utilisée pourcontinuer le mouvement de l’outil. 11 résulte de là que le corps àtravailler ne doit pas êlre considéré comme existant en dehors dela machine, mais bien comme faisant partie de cette machine. Hnous parait, dès lors, convenable de donner un nom spécial à cecorps, dont nous aurons souvent encore à nous occuper, et nous pro-posons celui de pièce d'œuvre.