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ANALYSE DES MACHINES COMPLÈTES.
ces deux organes réunis, ou encore par ces deux organes complétéspar la distribution.
Dans les machines à vent, bien que l’organe de pression moteursoit à clôture de force, on rencontre un accouplement cinématiquequi a lieu entre le vent et la surface des ailes, accouplement quiest celui d’un couple supérieur de vis.
La vapeur d’eau et les autres lluidcs aériformes qui agissent parexpansion sont utilisés communément dans des machines à pistonet quelquefois, mais bien plus rarement, dans des machines dontles dispositions présentent de l’analogie avec celles des turbines ;mais, dans tous les cas, le corps moteur forme, avec le récepteur, uncouple ou une chaîne cinématique, dans lesquels il est bien diffi-cile de discerner la partie qu’il convient de considérer comme lerécepteur.
Les quatre moteurs que nous venons de mentionner, l’eau, levent, la vapeur d’eau et les autres fluides aériformes, sont tous desorganes de pression. Si nous cherchons à nous faire une idée de lasérie complète des machines fondées sur leur utilisation et si nousessayons de les classer d’après leurs propriétés caractéristiques,nous nous trouvons en présence d’un fait d’une certaine importance,que nous ne devons pas laisser passer inaperçu.Tour l’utilisation tlumoteur, il existe, en réalité, deux méthodes, nettement distinctes,qui correspondent à deux classes différentes de machines motrices.L’une de ces classes comprend les machines à piston ; nous som-mes déjà arrivés, dans le chapitre précédent, à la conclusion géné-rale que ces machines sont des encliquetages et, suivant notreexpression, des encliquetages à mouvement rétrograde. L’autreclause, à laquelle appartiennent les roues hydrauliques, les turbines,les moulins à vent, etc., présente cette particularité que le mou-vement du courant fluide est continu, ou, du moins, très-sensible-ment continu. Ce courant n’exerce pas une action périodique ouintermittente; il entre d’une façon continue en un point de la ma-chine et sort de même en un autre point ; dans les roues hydrauli-ques, son action est analogue à celle d’une crémaillère (g 61); dansles moulins à vent et dans quelques turbines, elle se rapproche decelle d’une vis, tandis que, dans d’autres turbines, elle peut être as-miléc à celle d’une corde qui s’enroule et se déroule, etc. La diffé-rence entre les deux classes de machines peut être mise en évidenceen adoptant, pour celles de la seconde classe, le nom de moteurs cou-rants ou continus , qui correspond au genre de mouvement de leur