LE RÉCEPTEUR.
511
organe le pins important. Il résulte de là que toutes les machinesmotrices , destinées à utiliser les organes de pression, peuvent se di-viser en moteurs courants ou continus et en moteurs discontinusou à encliquetage.
Si nous jetons un regard en arrière sur les capsulismcs à mani-velle et à roues, dont il a été précédemment question (Cliap. IX et X),nous pouvons remarquer qu’ils appartiennent en partie à l’une deces classes, en partie à l’autre. Les machines dérivées des capsu-lismes à manivelle, pompes ou machines motrices, sont les unesdes encliquetages, les autres des mécanismes courants, et quelques-unes peuvent même être considérées comme constituant des formesde passage d’une classe à l’autre. Les capsulisines à roues sont es-sentiellement des mécanismes continus. Au point de vue de la pra-tique, les machines continues présentent, dans un grand nombre decas, cet avantage assez important, que leurs mouvements de rota-tion peuvent être facilement et directement utilisés. Les tentativesfaites pour créer des machines à vapeur ou des pompes rotativesont eu essentiellement pour but de transformer en machines conti-nues les machines intermittentes à organe de pression.
L’horloge ordinaire peut nous servir comme exemple de machinemue par l’action d’un poids. Dans cette machine, il semble, au pre-mier abord, incontestable qu’on doive considérer le poids commele moteur, en môme temps qu’on doit prendre comme récepteurla corde ou la chaîne, à laquelle ce poids est suspendu. Mais, sil’on examine la question de plus près, on se trouve conduit à descéllexions analogues à celles que nous avons déjà faites (g 150), ausujet do l’outil dans la grue. Si nous supposons, en effet, qu’onsupprime le poids et qu’en même temps on allonge suffisammentla corde ou la chaîne, pour que la partie ajoutée soit équivalentey u poids supprimé, le mouvement de l’horloge sera évidemment en-Icetenu par la corde seule. Il résulle de là que le poids ne peutùli’c le moteur, puisqu’il esL mis de côté, pas plus que la corde,dont la nature n’a pas été modifiée, ne saurait être le récepteurdans le premier cas. Mais, ce qui est incontestable, c’est que lacorde est un membre de la chaîne cinématique et qu’elle est accou-plée avec le tambour, sur lequel elle s’enroule, pendant l’opéra-l*on du remontage. Les machines mues par des poids jouissentdonc, comme les machines précédentes, de la propriété que lecorps servant à transmettre la force motrice appartient, commemembre, ou comme élément, à la chaîne cinématique.