MACHINES MOTRICES ET MACHINES DE TRAVAIL.
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môme chose a lieu pour l’homme, dans la roue à échelier oudans l’échelle de Borgnis; dans ces deux cas, l’homme, en grim-pant sur les marches ou les échelons, ne l'ait qu’élever constam-ment son propre poids. Son intervention dans le procédé de travailconsiste alors dans un effort purement physique et ne inet nulle-
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ment en jeu son intelligence; il n’a nullement besoin de connaî-tre le produit que doit fournir la machine, pour l’accomplissementde la tâche qui lui incombe et qui, eri définitive, pourrait êtreremplie par un moteur inanimé, donnant le mouvement à cettemême machine.
Par conséquent, les machines mues par l'homme ou les ani-maux peuvent également être considérées comme des machines com-plètes, du moment ou elles satisfont à la condition de former , parelles-mêmes, des chaînes cinémaliques fermées, et il n'est, pas né-cessaire de les distinguer des machines mises en mouvement pard'autres forces naturelles.
Ici se présente une importante question qui, jusqu à ce jour, n ajamais été comprise dans la théorie des machines, bien qu elle y eûtcertainement tous les droits. C’est celle qui se rapporte au concoursde la force animale et spécialement de la main de 1 homme dansle travail productif d’une machine. Du moment où la science desmachines étudie d’une façon si complète les propriétés de l’êtreanimé, considéré comme moteur ou comme machine motrice, ilsemble incontestable qu’elle n’aurait pas dû laisser de côté l’ac-üon machinale de la main de l’homme dans la préparation duProduit de la machine ou, en d’autres termes, qu'elle aurait duegalement étudier l'homme comme machine-outil. Nous n’avons pasla prétention de réparer complètement cette omission de la science
lUSULEAUX, CINÉMATIQUE.