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SUBDIVISIONS PRINCIPALES DES MACHINES COMPLÈTES.
carder la laine, ce résultat est obtenu au moyen d’une toile sans tinet de deux cylindres d’alimentation; dans les machines de prépa-ration du coton, la matière brute est amenée au moyen de peignesou de cylindres armés de pointes; dans les moulins, on fait parfoisusage de cylindres cannelés pour distribuer régulièrement le grainsous les meules ; dans la machine à affiler les aiguilles, l’alimen-tation se fait au moyen d’une roue munie d’entailles. Dans plusieursmachines, il existe également des dispositifs du môme genre, des-tinés à mettre continuellement en action de nouvelles portions dumoteur. Tous ces dispositifs peuvent être compris sous la dési-gnation commune de mécanismes d 'alimentation. Sous celte mêmedénomination, nous comprendrons naturellement aussi les dispo-sitions en usage pour produire le déplacement de l’outil, dans lesmachines à raboter, à tourner, à percer, etc., ainsi que celles aux-quelles on a recours pour l’alimentation des chaudières à vapeur.
Assez souvent on rencontre un autre dispositif de transport, quiest destiné à remplir une fonction tout à fait opposée à celle de l’a-limentation, c’est-à-dire qui a pour but d’emporter, en dehors de lamachine opératrice, la pièce d’œuvre, une fois qu’elle est terminée;les dispositifs de ce genre peuvent être désignés, d’une manièregénérale, sous le nom de mécanismes d'enlèvement ou d c mécanismesabducteurs; comme exemples, on peut citer : dans la machine àfaire les briques, la toile sans tin qui emporte les produits fabriqués ;dans la machine à carder, le tambour abducteur qui entraîne lalaine préparée, et, dans les dispositions les plus récentes de cettedernière machine, un autre tambour, de construction très-com-püquée, qui éloigne les résidus de ce qu’on appelle les chapeaux ;dans la machine à fabriquer les rivets, le mécanisme spécial quilance en dehors les rivets préparés, etc. L’alimentation et l’abduc-tion constituent donc, en quelque sorte, des portes d’entrée et desortie de la machine. La matière brute entre dans le mécanisme parla première et sort par l’autre, à l’état de produit fabriqué. Il estlacile de comprendre que c’est essentiellement dans les machines-outils que la construction des dispositifs d abduction est arrivée àson plein développement.
A côté des mécanismes de distribution, nous rencontrons, dansun très-grand nombre de machines complètes, une autre espèce demécanismes, d’un caractère spécial, qui servent à régler l'introduc-tion, soit de la substance motrice, soit de la matière destinée à formerla pièce d’œuvre, c’est-à-dire qui ont pour but dérégler, suivant les