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Nouvel atlas physique politique et historique de l'Empire ottoman et des états limitrophes en Europe, en Asie et en Afrique, en quarante feuilles : avec un beau plan topographique de la ville actuelle de Constantinople, plusieurs plans des villes les plus importantes de l'Empire, et ceux des siéges et batailles mémorables soutenus par les Ottomans / dressé sur les documents les plus récents et les plus authentiques, par J.J.Hellert
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ATLAS

places fortes des provinces dEurope, avec les châteaux des détroits.Constantinople , Warna , Gallipoli sont les principaux ports desmêmes provinces.

COMMERCE.

Placés au grand carrefour de la terre, les pays qui occupent lecentre de lempire ottoman ont toujours fleuri par le commerce.Qui ne se rappelle ces colonies de lAsie-Mineure si vivantes, si pro-pagatrices du commerce et de la civilisation ; puis cette Alexandrie qui eut le commerce du monde, depuis sa fondation, jusquà ladécouverte de la roule aux Indes par les Portugais ; cest la positionde ces pays eux-mêmes qui fait leur activité commerciale, en lesrendant un entrepôt entre lEurope , lAsie et lAfrique . Mais lesOttomans , nont pas à un haut degré lesprit de négoce ; les étran-gers font tout leur commerce pour ainsi dire. Quelques pachascomme celui de Widin, par exemple, sont seuls de grands négo-ciants; il en est de même du pacha d'Égypte , cest le premier né-gociant de lempire.

Il faut distinguer le commerce ottoman en trois branches , celuide lEurope , celui de lAsie et celui de lAfrique .

A. - EUROPE.

La Turquie dEurope exporte en assez 'grandes quantités , dubétail , surtout des chevaux, des bœufs et des porcs ; des peaux tan-nées et brutes , des laines, des vins, du tabac, du coton, des raisinsdits de Corinthe , des amandes, des figues sèches, des dattes et autresfruits, de lhuile dolive, de la cire, du miel, de la soie écrue etfilée, des camelots, des tapis , des maroquins , des noix de Galles,de la garance, de la gomme adragante, des éponges, du cuivre , delalun, de la terre sigillée.

En retour de ces exportations , la Turquie dEurope reçoit de latoile, des étoffes de soie, des draps, des fourrures, des bonnets, desmiroirs, verres et autres objets de cristal, des montres, des pendu-les , delà porcelaine , des papiers, des aiguilles, plusieurs articlesen métal et bois, du sucre, du café et dautres denrées provenantdes colonies, de largent et de lor monnayés.

La principale ville du commerce de cette région est Constantino­ ple , dont les 600,000 habitants attirent à eux une consommationénorme dobjets sortis des fabriques européennes . , sélèvent ungrand nombre de bazars et de marchés remplis de tout ce que lEu­ rope enfante de plus gracieux, et de tout ce que lAsie possède de plusriche. Les marchés desclaves, les khans, les hôtels des banquiers,les caravansérails , les boutiques luxueuses attestent une grande ac-tivité commerciale. Des négociants de Trieste , de Vienne , de Mar­ seille , dOdessa, de Barcelone ont leurs comptoirs à Constantinople .

Après cette grande capitale, Andrinople se distingue par son in-dustrie. Elle a des fabriques détoffes de soie, de laine et de coton,des teintureries, des distilleries dessences et deaux odoriférantes, destanneries et les fabriques de tapis pour la consommation intérieureet la consommation extérieure; les objets de cette industrie sortentconcurremment avec les produits du riche territoire dAndrinople par le port dEnos. Par aussi entrent en quantité des draps, desétoffes et galons de Lyon , des sucres, des cafés, de la cochenille,de lindigo, et des masses de ces petites calottes rouges appelées faz.Les négociants étrangers achètent à Andrinople de belles laines fines,des cuirs, des soies de Zagora, des cires et dautres matières pre-mières. Enos, que nous venons de citer comme étant le port dAn­ drinople ; Gallipoli, qui possède des fabriques renommées de maro-quin, qui abrite de vastes magasins pour lapprovisionnement dela flotte turque, et dont les -16,000 habitants font un commerceétendu; Demotica , importante par ses belles poteries et ses étoffes

de laine et de soie; Ouroundjova, dont les marchands fréquententavec assiduité la célèbre foire; Philippopoli, se fabriquent desétoffes de soie et de coton , des draps et de la toile, et qui a desrelations étendues; Selimnia, foire fréquentée, et qui, située prèsdes portes de fer du Balkan , fabrique les carabines avec lesquellesles Turcs défendent lentrée de leur territoire, et les essences deroses qui font de la Turquie un pays de parfums; voilà les princi-pales villes de commerce de laRoumélie.

En Bulgarie , Sophia , grande villasse de 40,000 habitants, fa-brique du tabac, des draps, de la soie, et prépare une grandequantité de cuirs ; Choumla a des filatures et des fabriques de soie ;sa chaudronnerie est la première de lempire. Dupindja possèdedans ses environs des mines de fer et des forges très-actives. (Voy.comme complément à cet article, la description de Constantinople et des principales villes).

Routschouk, outre les objets nécessaires pour la consommationde ses trente mille habitants , travaille aussi pour lexportation ;Warna, dans son port, abrite sûrement les vaisseaux; Samakof,possède des mines et des usines, Sistowa , des tanneries et des fa-briques de coton , et Widin se recommande par le centre daffairesquy a créé son pacha.

Dans lancienne Macédoine , nous distinguerons Salonique , laplace de commerce la plus importante après Constantinople , etlune des plus industrieuses de lempire ; se fabriquent des cotonssupérieurs à ceux de Smyrne , des maroquins, des tapis, des étof-fes de soie, des articles de cuivre et dacier. , Juifs et Grecs riva-lisent dactivité. Viennent ensuite Serres, qui se recommande parses fabriques de coton, de laine et de tabac, et qui peut passer pourle centre de la culture et du commerce du coton , en Turquie , puisKaraveria qui na ni 70,000 habitants comme Salonique , ni 20,000comme Serres, et qui pourtant, par ses fabriques de colon, sesteintures et ses marbres rouges, mérite une place à côté de cesvilles.

Janina , Salagora , importante par ses pêcheries, ses salines etson port; Scutari dEurope , Valona , qui vend en quantité de lapoix et du goudron se font remarquer en Albanie . La Bosnie offreBosna-Seraï qui, sur les eaux de la Migliazza travaille le cuivre , lefer et lacier, fabrique des armes et des bijoux, tisse la laineet prépare les cuirs, et Traunik, non loin duquel se trouvent lesmines dor du village de Sianitza. Enfin Candie et la Canée se dis-tinguent dans lîle de Crète , de même que Rettymo : Standia etSuda, îlots environnants, ont aussi de lactivité.

B. - ASIE .

LAsie turque exporte de la soie , du coton, des laines, des cuirs,du tabac, du cuivre, du poil de chèvre et de chameau, de lopium,du safran , des noix de Galles, de la thérébentine , du storax, desraisins, des figues et autres fruits secs, des vins de Chypre et autres,des cuirs, des maroquins, des tapis ; par ses ports et ses entrepôts,passent, viennent en Europe , et se consomment en Turquie ,maints objets provenant des Indes , de la Perse et de lArabie .

Les importations consistent en étoffes de soie, draps, aiguilles ,montres et quincaillerie, miroirs et verreries de Bohême et de Ve­ nise , des papiers, de létain, des articles de Nuremberg , des porce-laines, des sucres, des cafés et des liqueurs ; tout ceci dEurope . Lecommerce avec la Russie dAsie , les Indes , la Perse et lArabie nemanque pas non plus dactivité. Nous nommerons comme villes decommerce dans lAnatolie en général, cest-à-dire dans les provin-ces dAnadoli, dAdana , deCaramanie, de Siwas, de Merasch et deTrébizonde , une assez grande quantité de cités distinguées.

Telles seront : Angora (55,000 habitants), dont le poil de chèvreégale la soie en finesse; Boli ou lon travaille le cuir et le coton(40,000 habitants), Brousa (100,000 habitants), ancienne capitale