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ATLAS
prince Abu-Bekre attaque en liane et à dos l’aile gauche desOttomans qu’il déborde ; les Serviens qui composent cette aile sontbien soutenus et le repoussent. Le centre de l’armée mogole voleà son secours : les Serviens restent inébranlables.
Mais tout à coup l’aile droite de l’armée turque composée descontingents des provinces d’Aïdin, de Saruchan, de Mentesché, deKermian , provinces récemment soumises, passe à l’ennemi.
Celui-ci parvient à isoler les Serviens du centre commandé parBayezid ; ces courageux soldats le rejoignent : Bayezid semble frappéde vertige ; il agit à peine, se contentant de défendre les hauteursqu’il occupe. Au lieu de donner avec la réserve , son fils gagne lesmontagnes. La bataille est perdue; Bayezid veut fuir, il est faitprisonnier.
L’empire de l’Asie passé pour quelque temps aux Mogols ; lesOttomans arrêtés, pour cinquante ans, dans leur marche conqué-rante; voilà les résultats de la bataille d’Angora ( Voy. hist. deTimour-Leng, de Hammer ; Atlas des bat. de Guignes , etc.).
PLANCHE XXVII.
BATAILLE DE WARNA CONTRE LES HONGROIS ; 10 nov. 4 444.
Les Turcs ont repris l’ascendant sons Mourad II , celte bataille estleur troisième grand triomphe.
FORCE NUMÉRIQUE.
Hongrois, Valaques, Polonais, Transylvains et. Croisés, 24,000Turcs. 125,000
Wladislas V a rompu la paix, et s’est porté sur Warna par Or-sova et Widdin.
Mourad II , appelé par le prince de Servie, marche contre lesHongrois. 11 arrive, au grand étonnement des chrétiens, qui lecroient occupé en Asie .
Les deux armées prennent les positions indiquées sur le plan.
6,000 azabs fondent sur l’aile droite de l’armée chrétienne quis’est avancée; puis qui a tout à coup fait halte. Les évêques deThallocz et d’Erlau culbutent ces azabs, qui sont recueillis parl’aile gauche des Turcs.
Enlevant leurs troupes, les évêques attaquent cette aile, sontrepoussés, reviennent à la charge et culbutent la cavalerie turque.
L’évêque de Grosswardein croit tout gagné, il quitte sa forteposition à la deuxième ligne, pour prendre part à la victoire; maisMourad a rallié et renforcé sa cavalerie : elle rejette les chrétienssur leur aile gauche. Les évêques reculent jusque dans le marais deDevin. L’aile gauche soutient l’effort de l’ennemi ; elle recule néan-moins vers le corps polonais et le bandérium du roi protégé par lesbagages.
Wladislas et Hunyade voient le danger , ils attaquent avec leurcavalerie valaque le flanc des Turcs ; ceux-ci fuient : les Valaques lespoursuivent, puis se débandent au retour et pillent les bagages desTurcs. Wladislas, à la prière de Hunyade, prend position près deschariots; et son fidèle conseiller, ramassant tout ce qu’il peut decavalerie, attaque la seconde ligne turque qui n’a pas encore donné :cette ligne recule sur les janissaires qui forment la réserve ; ceux-cila soutiennent et les chrétiens reculent à leur tour, mais en cemoment le chef des Turcs tombe frappé à mort. Les Hongrois pro-fitent du trouble que cause cet accident ; la seconde ligne turqueest enfoncée. Les janissaires restent seuls sur le champ de bataille,séparés des chrétiens par un fossé.
Wladislas quitte sa position , les attaque en front; le passage dufossé se fait mal, les Polonais et Wladislas sont massacrés.
Hunyade revient alors de sa poursuite contre la seconde ligne ;les Valaques reviennent aussi chargés de butin. Ils ne peuvents’expliquer la disparition de Wladislas et de sa petite réserve, ilsfuient ; Hunyade se retire, la nuit suspend le combat.
Le lendemain les Turcs attaquent les bagages, les emportent; labataille de Warna est décidément perdue pour les chrétiens.
- 50,000 Turcs tués, 42,000 chrétiens massacrés, la Pologne et laHongrie ouvertes à l’invasion, tels sont les résultats (Voy. Atlas desbat. de Ham. Y Hist. de Hong.).
PLANCHE XXVIII.
C’est le quatrième grand triomphe des Turcs; elle se donne entreles Hongrois commandés par Louis II, et les Osmanlis commandéspar Soliman P 1 , le 28 août 4526.
FORCE NUMÉRIQUE.
Turcs. 500,000
Hongrois et alliés. 25,000
position respective ( Voy. le plan).
Louis II veut attendre le voiévode de Transylvanie : les Hongrois brûlent de combattre et il accepte la bataille que présente Soliman ;celui-ci, pour assurer sa victoire, détache 50,000 hommes qui,cachés dans une vallée à gauche , attaqueront le flanc droit desHongrois , au moment décisif.
Louis II ne voit pas ce mouvement; il ébranle toute son armée etattaque en masse ; il rejette les deux premières lignes turques surles janissaires et 50 hongrois arrivent jusqu’à Soliman qu’ils ontjuré de frapper : ces braves meurent enveloppés.
L’artillerie turque se présente en avant des janissaires, elle ouvreun feu terrible ; les Hongrois le méprisent : la victoire va leur sou-rire. Mais tout à coup le corps de 50,000 hommes sort de la vallée;il faut fuir et même abandonner son camp. Tout cela est l'affaired’une heure et demie.
L’armée hongroise est presque toute massacrée (Voy. mêmessources.)
PLANCHE XXIX.
Cette grande bataille livrée lel' r août 4 664 , entre le feld-maré-chalMontecuculli, et lesTurcssousles ordres dugrand vizir Kœprili,est le premier grand revers du Croissant contre les chrétiens.
La force numérique des Turcs était de 450,000 hommes, dontmoitié troupes régulières.
Les chrétiens étaient au nombre de 50,000 ; dont 40,000 cava-liers et 6,000 Français , commandés par De Coligny.
La position des armées est indiquée sur le plan.
Montecuculli s’est décidé à attendre les Turcs derrière le Raab ;chacun de ses corps a l’ordre de défendre la partie de la rivièresituée à son avant.
Les Turcs se décident de leur côté à passer le Raab sous la pro-tection de leurs batteries. Un de leurs corps surprend en effet lesImpériaux, pour ainsi dire au milieu de leur camp et de leursécurité.
Mais ce corps n’est pas soutenu ; tous les efforts des Turcs se diri-gent d’ailleurs vers le centre des chrétiens, ils ne font aucun effort