sur les ailes; de façon que le général autrichien peut en tirer desrenforts continuels.
Quand les ailes veulent s’ébranler, les Français repoussent lagauche; les alliés se précipitent alors comme un seul homme, lamasse turque se laisse disperser, et le grand-vizir perd la bataille ;car six corps de cavalerie restés derrière le Raab et formant 30,000hommes prennent la fuite. Les Turcs qui ont perdu 44,000 soldatstués ou noyés dans le Raab, sont réduits à la défensive pour le restede la campagne qu’ils ont commencée offensivement.
PLANCHE XXX.
BATAILLE DE ZEINTHA.
Elle est livrée le 4 4 septembre 4 697 , entre les Allemands com-mandés par Eugène de Savoie , et les Turcs aux ordres de Mous-tapha II.
FORCE NUMÉRIQUE.
Turcs. J 50,000
Impériaux. 70,000
position des armées ( Voir au plan).
Le prince Eugène a résolu de surprendre les Turcs à leur retraiteau delà de la Theiss près de Zentha, au moment où, pour opérer cemouvement, leurs forces seront divisées.
Il les suit, faisant marcher son armée sur trois grandes colonnes,et commence l’attaque sur tous les points en même temps. LesTurcs sont retranchés ( Voy. le plan).
Aussitôt que les têtes de ces colonnes apparaissent aux Turcs ;2,000 spahis se précipitent sur elles, Eugène les culbute; puisprotégés par leur artillerie, les Allemands, au moyen d’une grandeconversion, cernent les retranchements des Turcs, sur deux lignes enforme de demi-cercle.
La cavalerie turque dans une sortie, veut vainement rompre ceslignes. Lecomte Rabutin, à lagauche, passe la Theiss et emporte leurredoute principale ; il appelle ainsi à lui les Turcs qui viennent derepousser Staremberg à droite. Eugène serre de plus près les enne-mis. Après un instant de repos, une nouvelle attaque est ordonnée;Rabutin a coupé la retraite aux ennemis , ils sont taillés en pièces aunombre de 20,000 sur la rive droite, et perdent leur camp de larive gauche (Voy. Hist. du prince Eugène, deHammer, Haussier, etc.).
PLANCHE XXXI.
Elle est livrée le 48 août 4 747 , entre les Impériaux commandéspar Eugène de Savoie ; et les Turcs aux ordres du grand-vizir Haschi-Hali.
FORCE NUMÉRIQUE DES ARMÉES.
Impériaux. 70,000
Dont soixante-deux bataillons d’infanterie et deux centsescadrons de cavalerie.
dans l’armée destinée à faire lever le siège. \ 50,000
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par le feu de plus de deux cent cinquante pièces d’artillerie, le princegénéralissime prend le parti de fondre sur le camp turc; et s’ily trouve l’ennemi disposé, il a résolu de livrer une bataille générale.
Ses troupes s’ébranlent à une heure du matin. Ebergeni, quicommande un corps à l’aile droite, sur la première ligne, s’égare etrencontre les tranchées des janissaires. —Alarme ! —Les janissairesse défendent. La seconde ligne débouche du camp : mêlée générale.Ebergeni débusque ceux des ennemis qu’il a en face et tournecontre eux leurs batteries. Mais un corps de Turcs se jette entre lapremière ligne et le centre.
En ce moment le jour parait. Eugène fait marcher la secondeligne contre ce corps turc . La seconde ligne est victorieuse.
L’aile droite, qui a momentanément attaqué le retranchementprincipal du grand-vizir, réussit de même. Le camp turc est pillé.
Aussitôt l’aile gauche des Impériaux, formée en détachements,attaque çà et là l’ennemi. Eugène la suit avec sa réserve. 50,000ennemis se posent en face de lui avec dix-huit grosses pièces d’ar-tillerie. Il emporte d’assaut cette artillerie. Le grand-vizir rappelleà lui tout ce qu’il peut de troupes; il s’avance vers l’aile droite oùtout est encore en désordre. Eugène fait le même mouvement aprèsavoir fait le même rappel.
L’instant est solennel : les deux masses marchent l’une sur l’autre.Les Turcs s’arrêtent bientôt et s’enfuient, se voyant menacés sur lesflancs par les deux ailes qui se sont reformées, et au centre par leprince Eugène.
Des Tartares et des spahis essaient de rétablir la bataille : ilsmassacrent un régiment allemand ; mais l’armée turque ne se re-forme pas. Les Impériaux reviennent de la surprise^ qu’a causéecette attaque inattendue et le gros des spahis, après avoir échouécontre les grenadiers impériaux, est dispersé par deux corps dedragons.
La bataille est perdue pour les Turcs : cent trente-un canons,cinquante-deux drapeaux restent au pouvoir des Allemands .25,000 Ottomans ou Tartares sont tués ou faits prisonniers.
PLANCHE XXXII.
SIEGE DE CONSTANTINOPLE , EN 4 455.
Ce siège est suivi de la prise de Constantinople , le 29 mai ; ilcommence le 6 avril.
La force des Musulmans est de 250,000
Celle des Grecs armés, de 4,975
Des Génois et autres étrangers, leurs alliés, 2,500
Constantinople contient alors environ 400,000 habitants. Ma-homet II commande les assiégeants; Constantin IX les assiégés.
Voir, pour la position respective, au plan.
Sept semaines se passent en travaux gigantesques. Mahomet transporte soixante-dix vaisseaux dans le port de la Corne-d’Or,pour attaquer la ville de ce côté. II donne l’assaut le 29 mai.
Cet assaut se fait par deux immenses colonnes : la résistanceest impossible. Les Turcs pénètrent dans la ville par la porte deKerko-Porta, et Constantinople tombeau pouvoir de l’Islam , 4425ans après sa seconde fondation par Constantin-le-Grand.
(Voy. deHammer. —Voltaire , etc., etc.).
PLANCHE XXXIII.
position respective. — (Voir le plan).
SIEGE DE SCDTARI.