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grande rusticité et le fonctionnement peut s’assurer facilement, à con-dition toutefois de veiller avec soin à l’alimentaticn comme dans lesappareils évaporatoires analogues.
Le chauffage peut être opéré indifféremment soit à la houille soitaux huiles lourdes de pétrole, et M. Turgan a réalisé une dispositionqui permet de brûler des huiles de schiste françaises, de façon àéviter les droits considérables et prohibitifs qui s’opposent, enFrance, à l’usage du combustible liquide dont les avantages sontcependant incontestables dans bien des cas.
Chaudière a tubes rayonnants de Dion et Bouton. — Ce modèle estbien connu, par suite des applications qui en ont été faites par sesconstructeurs à l’automobilisme, et il est réellement très remarquablepar sa puissance, relativement à son poids et à son volume. Nous endonnerons donc la description,d’après un article de M. GérardLavergne dans la Revue Indus-trielle.
La chaudière de Dion et Boutonse compose (fig. 12) de deux cylin-dres concentriques, à section annu-laire, reliés par des tubes en aciera, de petit diamètre, légèrement in-clinés vers l’extérieur. La longueurdes tubes ne dépasse pas vingtfois leur diamètre, afin d’éviter laformation de ces poches de vapeurqu’on redoute dans beaucoup dechaudières multitubulaires. Cesdeux cylindres, dont la hauteur ver-ticale est à peu près la même, mais dont les bases ne sont pas au
Fig. 12.— Chaudière de Dion, Bouton etTrépardonx