— 40
effet et à grande vitesse. Elle se construit dans toutes les forces, de-puis 1 cheval jusqu’à 1.500 chevaux, et en raison de sa simplicité,nous devons la décrire dans cet ouvrage.
La machine étant à simple effet, la vapeur n’agit que sur la partiesupérieure des pistons, et seulement pendant la course descendante,laquelle est uniquement d’admission et de détente, tandis que lacourse ascendante est uniquement de transfert et d’échappement.
Pour éviter les chocs résultant du changement du sens des effortsà chaque tour, et en raison de l’inertie des masses en mouvement,la tige du piston est prolongée en bas par un long piston creux àparois unies, appelé piston-guide, qui se meut dans un cylindre-fourreau où il comprime de l’air à une pression moyenne de 5 kilo-grammes par centimètre carré. Cet air qui pénètre dans le cylindrepar un orifice découvert, à bas de course du piston, forme un coussinélastique qui maintient constamment, pendant la course ascendanteou d’échappement, la poussée de haut en bas, exercée sur les partiesdes pièces en mouvement (Constant Thrust). Cet ingénieux dispositifassure l'indépendance de l’admission et du mode d’évacuation, enmême temps qu’il permet à la machine de marcher à grande vitesseavec usure très faible.
Suivant une disposition nouvelle, les pistons moteurs sont reliés àl’arbre de couche par une paire de courtes bielles entre lesquelles setrouve l’excentrique de la bielle qui commande les distributeurs aumoyen du même bouton de manivelle. On obtient ainsi des tiroirscylindriques, de sorte qu’au moyen d’orifices d’admission et d’échap-pement percés dans la tige des premiers, les seconds opèrent la dis-tribution.
Supposons que le petit piston arrive vers sa position la plus haute;alors la vapeur entre dans la tige par les orifices et pénètre dans lecylindre par les orifices que démasque la soupape.
La vapeur accomplit son travail de haute pression; le piston des-