COURS I) ASTRONOMIE PRATIQUE.
diées, ne sont guère plus à redouter que les imperfections desinstruments à cercles divisés.
Comme il suffît d’un peu d’habitude et d’exercice pour apprécierle temps à o ",2 et même à o s ,i près, ce qui représente 3 V et i",5d’arc sur un angle horaire, on voit qu’on dispose là d’un intru-ment de mesure plus précis que la plupart des cercles divisés.M. Liais pense que les perturbations des chronomètres dans lesvoyages par terre sonL trop considérables pour qu’il soit possiblede se fier à ces instruments : les méLhodes d’observation qu’ilrecommande ont pour but principal d’arriver à éliminer l’efiet desirrégularités de leur marche.
Ce qu’il y a de fondé dans ceLle remarque, basée sur l’expérience,ne nous échappe pas; nous savons pourtant que des tentativesheureuses ont été faites pour déterminer des longitudes au moyendu transport du temps par voie de terre. Nous rappelons les tra-vaux russes et, parmi les explorateurs français, M. Vignes en Pales-tine, M. Rouvier au Congo. Une bonne parlie des voyages dansl’intérieur des continents a du reste pour objectif l’explorationdes cours d’eau, et là le transport des chronomètres reprend tousses avantages. Sans doute, les perturbations ducs au transport par-terre sont plus considérables que celles que l’on peut craindredans une traversée : la précision atteinte au bout d’un certaintemps esL donc moindre, et le résultat a besoin d'être contrôléplus fréquemment; mais on aurait tort de se priver complètementde ce secours utile. Si l’on observe aussi lréquemmenl que pos-sible, l’intervalle entre les observations ne sera jamais très long :les différences de longitude successivement obtenues, souventcontrôlées par des azimuts, auront des chances d’exactitude supé-rieure. En exceptant le cas où de véritables avaries se sont pro-duites, les perturbations n’ont pas d’elfet bien sensible pour unecourte période; on peut admettre, par exemple, que la marche duchronomètre reste constante et régulière au cours d’une soiréed’observations faites en un même lieu. L’avantage tiré de la pré-cision des mesures reparaît tout entier : il se combine avec lasupposition, très légitime ici, de la constance de l’équation person-nelle; l’observation du temps donne, avec un instrument trèsportatif et peu volumineux, des résultats plus exacts que lesmesures angulaires faites avec des instruments plus lourds, et tout