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cours d’astronomie pratique.
valions d’étoiles la large part qui leur revient, à insister sur les•observations du Soleil. On devra aussi s’habituer à tirer parûde celles de la Lune toutes les fois que cet astre est sur l’ho-rizon, soit de jour, soil de nuit. D’abord, ce sont les meilleuresobservations pour avoir une longitude absolue. De plus et endehors de cet usage, à traiter la Lune comme tout autre astre, lacombinaison de ces observations avec celles du Soleil permet d’allerplus vite; elle double le nombre des circonstances favorables, sansautre complication que des interpolations un peu plus longues etune parallaxe plus forte. Or, ce genre de complication n’est rienauprès de la simplification de l’observation, car ses inconvénientsne se font sentir qu’au calculateur, lequel a du loisir et n’est pluspressé par les circonstances.
C’est en nous inspirant du même ordre d’idées que nous avonsadopté un système de coordonnées différent de celui qui ligure dansla plupart des traités d’Aslronomie. L’usage des distances zénithales,des distances polaires et des colatitudes, remplaçant les hauteurs,les déclinaisons et les lalitudes, a été depuis longtemps introduitdans l’enseignement de l’Ecole Polytechnique par MM. Faye elLaussedat : nous pourrions donc nous dispenser d’en justifierl’emploi. Mais comme la pratique contraire s est maintenue, aumoins en partie, dans les usages des astronomes, quelques motsd’explication ne seront pas superflus. Nous ne méconnaissons pasque, dans certains cas particuliers, le système usuel est préférable:la nolation de colatilude, comptée du pôle nord, fait disparaîtrela symétrie des nombres correspondant à la symétrie du globe ter-restre ; elle a besoin d’une transformation quand on veut placer lerésultat du calcul sur les cartes géographiques usuelles, et l’originedes colatitudes esl reportée à l’infini sur les caries de Mercalor.Les épbémérides astronomiques donnent ordinairement la décli-naison :. les instruments à réflexion mesurent la hauteur ou ladouble hauteur. Une partie de ces inconvénients serait 'déjàatténuée pratiquement si l’on se décidait enfin à recourir à la divi-sion décimale du quadrant : le complément à io ou à scs puissanceset multiples se prend en effet avec une grande facilité. Malgré nospréférences pour ce système, nous n’avons pas cru pouvoir l’em-ployer, afin de ne pas compliquer les transformations d’heures enangles.