Buch 
1 (1888) Coordonnées vraies et apparentes : théorie des instruments / par E. Caspari
Entstehung
Seite
6
JPEG-Download
 

6

cours dastronomie pratique.

valions détoiles la large part qui leur revient, à insister sur lesobservations du Soleil. On devra aussi shabituer à tirer parûde celles de la Lune toutes les fois que cet astre est sur lho-rizon, soit de jour, soil de nuit. Dabord, ce sont les meilleuresobservations pour avoir une longitude absolue. De plus et endehors de cet usage, à traiter la Lune comme tout autre astre, lacombinaison de ces observations avec celles du Soleil permet dallerplus vite; elle double le nombre des circonstances favorables, sansautre complication que des interpolations un peu plus longues etune parallaxe plus forte. Or, ce genre de complication nest rienauprès de la simplification de lobservation, car ses inconvénientsne se font sentir quau calculateur, lequel a du loisir et nest pluspressé par les circonstances.

Cest en nous inspirant du même ordre didées que nous avonsadopté un système de coordonnées différent de celui qui ligure dansla plupart des traités dAslronomie. Lusage des distances zénithales,des distances polaires et des colatitudes, remplaçant les hauteurs,les déclinaisons et les lalitudes, a été depuis longtemps introduitdans lenseignement de lEcole Polytechnique par MM. Faye elLaussedat : nous pourrions donc nous dispenser den justifierlemploi. Mais comme la pratique contraire s est maintenue, aumoins en partie, dans les usages des astronomes, quelques motsdexplication ne seront pas superflus. Nous ne méconnaissons pasque, dans certains cas particuliers, le système usuel est préférable:la nolation de colatilude, comptée du pôle nord, fait disparaîtrela symétrie des nombres correspondant à la symétrie du globe ter-restre ; elle a besoin dune transformation quand on veut placer lerésultat du calcul sur les cartes géographiques usuelles, et loriginedes colatitudes esl reportée à linfini sur les caries de Mercalor.Les épbémérides astronomiques donnent ordinairement la décli-naison :. les instruments à réflexion mesurent la hauteur ou ladouble hauteur. Une partie de ces inconvénients serait 'déjàatténuée pratiquement si lon se décidait enfin à recourir à la divi-sion décimale du quadrant : le complément à io ou à scs puissanceset multiples se prend en effet avec une grande facilité. Malgré nospréférences pour ce système, nous navons pas cru pouvoir lem-ployer, afin de ne pas compliquer les transformations dheures enangles.