CIIAP. II. — DE L.1 SPHÈRE CÉLESTE. \~
passage méridien du point vernal. D’après la définition que nousavons donnée de l’ascension droite, on voit que l’heure sidéraledu passage d’une étoile est précisément égale à son ascensiondroite. Si on désigne par S l’heure sidérale, par P l’angle horaireet par a l’ascension droite d’un astre, on a la relation
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S = * * + P.
On peut aussi définir l’heure sidérale l’angle horaire du pointvernal. Les deux définitions sont équivalentes. En effet, quand uneétoile passe au méridien, son angle horaire est nul: à ce momentle point vernal est en avance sur l’étoile d’une quantité égale àl’ascension droite de celle-ci, dans le sens du mouvement diurne ;son angle horaire compté vers l’Ouest est donc égal en valeurabsolue à l’ascension droite de l’étoile, comptée du point vernalvers l’Est.
A la rigueur, l’astronome n’a besoin que de l’heure sidérale ;mais les usages civils réclament la régulation du temps sur lamarche du Soleil, l’Astronomie emprunte au calendrier solaire aumoins la date du jour : de là l’utilité d’introduire le temps solaire,quand ce ne serait que comme argument des Tables (•).
L 'heure vraie est l’angle horaire du Soleil. Elle se compte ac-tuellement à partir de midi vrai, c’est-à-dire de l’instant du passagedu centre du Soleil au méridien. Si l’ascension droite du Soleilvariait uniformément, la durée du jour solaire vrai, c’est-à-dire
sexagésimales et les unités de temps. C’est là la principale raison qui a empêchéjusqu’ici l’adoption générale d’une division centésimale de la circonférence. Il nesemble pas impossible de lever cette difficulté en adoptant pour le jour sidérallui-même la division décimale et d'arriver ainsi à une grande simplification descalculs astronomiques. Le jour civil étant différent du jour sidéral, cela ne pré-jugerait pas l’adoption du système décimal pour la mesure vulgaire du temps, etécarterait ainsi une des principales objections mises en avant pour celte réforme.Il n’y aurait à changer que les Tables pour la réduction du temps moyen en tempssidéral et réciproquement.
(*) Les expressions temps et heure sont à peu près équivalentes : elles le sonttout à fait quand on ne considère que l’intervalle diurne. On dira donc indif-féremment temps sidéral ou heure sidérale. Le temps astronomique est un anglehoraire et non une durée. Cet angle horaire peut s’évaluer à volonté en heures etfractions d’heures ou en unités angulaires : mais tandis que les angles sont tousde même espèce, il y a autant d’heures que d’espèces d’astres : heure sidérale, vraie,moyenne, lunaire, etc.