CHAP. II. — DE LA SPHÈRE CÉLESTE.
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il faut tenir compte de la précession, de la nutation et de l’aber-ration.
La correction afférente à une étoile donnée est fonction descoordonnées de cette étoile et des éléments relatifs à la date (posi-tions du Soleil et de la Lune) : on verra bientôt comment se calculecette correction.
20. — Éphémérides astronomiques. Explication et usagede la « Connaissance des Temps. »
Les lieux des astres se calculent à l’aide de formules et de Tablesque la Mécanique céleste enseigne à construire. Nous n’avons pasà indiquer ici ces méthodes qu’on trouvera exposées avec détail dansle Traité d’Astronomie pratique de M. Souchon, et qui n’ontpourl’observateur et le géographe qu’un intérêt purement spéculatif.Nous devons admettre que le lecteur possède des éphéméridesastronomiques suffisamment complètes, où il trouvera, calculéesd’avance, toutes les données qui peuvent lui être utiles. Lesprincipales éphémérides en usage sont: la Connaissance desTemps , le Nautical Almanac et le Berlincr AstronomischesJahrbuch.
La Connaissance des Temps a reçu dans ces dernières années desperfectionnements importants qui la mettent au premier rang, etqui permettront de se passer de toute autre éphéméride, le jour,peut-être prochain, où le Bureau des Longitudes aura donné auchapitre des occultations le même développement que dans leNautical Almanac. Elle contient toutes les indications néces-saires à son usage; nous ne les reproduirons pas, nous boimant àles compléter par l’explication des principales formules dont il yest question.
Prenons, pour fixer les idées, la Connaissance des Tempspour ï885.
Les pagesi 2 à35contiennent les éphéméridesduSoleil : ony entreen prenant à volonté pour argument le temps vrai ou le temps moyende Paris. Le temps vrai est choisi pour la commodité des marins.Les différences données servent à faire l’interpolation comme il aété expliqué au § 10. Les colonnes : « temps moyen à midi vrai » et