66 LIVRE I. — COORDONNÉES VRAIES ET APPARENTES.
méridien de l’Observatoire de Greenwich, à q m 2i s ,o à l’ouest duméridien de Paris ( 1 ).
3 ° Le méridien de l’île de Fer, dont l’usage remonte à Richelieu,et qui n’est plus qu'un méridien conventionnel, que l’on place ài h 20 m ou 20° à l’ouest de celui de Paris.
Une conférence internationale réunie à Washington en i 88 /( arecommandé l’adoption du méridien de Greenwich comme méri-dien universel, mais la France n’a pas adhéré à celte décision.Cette question du premier méridien ri’a pas l’importance qu’onlui attribue quelquefois. Au point de vue astronomique, il suffitque le méridien initial soit celui des éphémérides. Au point devue géographique, la grande majorité des cartes, en dehors desmappemondes, ne contiennent pas le méridien zéro : l’exactitudede la représentation topographique ne dépend que des positionsrapportées à un méridien de la carte elle-même. Enfin il est trèsfacile de passer, par la simple addition d’un nombre constant, d’unsystème de longitudes à un autre. Si pourtant on tenait à obtenirl’uniformité en cette matière, il semblerait rationnel de choisir unméridien conventionnel, aussi maritime que possible, défini par sesdistances en longitude aux principaux observatoires : c’est la solutiondont la France avait recommandé l’étude dans la conférence précitée.
Nous étendrons, avec Yvon Villarceau, la notion de longitudeà la sphère céleste, et nous appellerons longitude géographiqued’un astre la longitude, à l’ouest du premier méridien, des lieuxoù cet astre passe au méridien, ou encore l’angle horaire de l’asLrepar rapport au méridien d’origine, compté également vers l’Ouest.
Un parallèle terrestre est, sur l’ellipsoïde, le lieu des pointsdont les normales sont également inclinées sur l’axe. Dans l’ellip-soïde de révolution, ces normales coupent l’axe en un même point;le lieu devient alors un petit cercle perpendiculaire à l’axe et estappelé aussi cercle de latitude. Tous les points d’un même paral-lèle ont même colalitudc astronomique ou géographique. La cola-litude géocentrique est l’angle du rayon vecteur d’un point avecla moitié nord de l’axe de la Terre. (*)
(*) Telle est du moins la valeur actuellement adoptée. l,a première valeurtrouvée par le télégraphe électrique était de g m 2o‘,G. On est revenu depuis lors auxchiffres acceptes vers 1817.