CIIAP. III. — FORME ET DIMENSIONS DE L.Y TERRE. 71
Nous y joignons une Table des valeurs de R = OM et de a'—A,calculées également avec l’aplatissement Tandis que p et p' sontexprimés en mètres, on exprime R en parties du rayon équatorial.
La valeur de II n’est exacte que pour le niveau de la mer. Pourun point qui n’est pas à ce niveau, il faut ajouter l’altitude. A larigueur même, la différence //— a change avec celle-ci, maisd’une quantité négligeable.
Il n’en est pas ainsi de l’altitude même, qui peut altérer sensi-blement la parallaxe. On en tiendra compte d’une façon suffisant- 'ment approchée en ajoutant au logarithme de R une unité de ladernière (5 e ) décimale par chaque i4j mètres d’altitude.
25. — Parallaxes.
On désigne généralement sous le nom de parallaxe (trxpaAAaçi;,changement, variation), l’angle de deux directions aboutissant àun même point. C’est dans ce sens qu’il est question de parallaxedes fils pour une lunette imparfaitement mise au point; on peutaussi considérer comme une parallaxe la réduction au centre d’unsignal géodésique. En Astronomie on considère encore la parallaxeannuelle des étoiles, qui est l’angle sous lequel serait vu d’une étoilele demi-grand axe de l’orbite terrestre. Mais la parallaxe sans épi-thète est l’angle que font entre elles deux droites partant d’un astreet aboutissant, l’une au centre delà Terre, l’autre en un point de lasurface. C’est donc la correction qu’il faut appliquer à une directionmesurée à la surface, pour avoir cette direction vue du centre.
La position du centre d’un astre est définie par ses coordonnéesangulaires et par sa distance au point considéré. Le calcul des pa-rallaxes, pris d’une façon générale, a donc pour objet de fixer cestrois coordonnées. On voit qu’il y aura à considérer la parallaxepour les divers systèmes de coordonnées zénithales, équatoriales,écliptiques.
Ce calcul a été fait plus liauL (§6). Il ne reste, pour appliquer cesformules générales, qu’à définir dans chaque cas spécial considéréles positions des axes coordonnés. Remarquons d’abord que, puis-qu’il s’agit de la surface eL du cenlre de la Terre, la distance dénom-mée p est égale ici au rayon terrestre R, défini par la relation (34)en prenant le demi grand axe a du méridien terrestre pour unité.