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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio, dit Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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XIV
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xiv

PREFACE .

paroître au-dehors. Si Ton remarque par exemple, qu’unenfant regarde bâtir avec attention , qu il faste de petitsessais pour se divertir, &c qu’il s’y adonne fans y êtrepoussé, c’estune marque assurée que , s’il étoit instruitdes préceptes de l’Art, il y pourroit faire quelque pro-grès. On voit au contraire que ceux qui ne se font Ar-chitectes que par des raisons de famille ou d'intérêt,fans aucune inclination, deviennent rarement de grandshommes, 6c malheureusement, il n’en est que trop decette derniere espece qui ne sortent jamais des bornes dela médiocrité. Aussi n’est-on pas assés attentifs à étudierle caractère des jeunes gens qu’on destine aux Arts. Onne songe communément en les y appliquant qu'â leurprocurer pour le reste de leur vie un moïen de subsister ;Hc comme Us n’ont pas eux-mêmes d’autre but, ils semettent peu en peine de devenir habiles , s’il faut poury parvenir se jetter dans un travail aussi long que péni-ble. D’un autre coté , quoiqu’il Toit sslon les réglés de

trouver dans fa profession, non-seulement sa subsistan-ce , mais encore un gain honnête ; il n’est pas moinsconstant que celui qui étant né avec d’heureuses disposi-tions , joiiiroit d une fortune qui le mettroit en état d'é-tudier son art à loisir, auroit un grand avantage sur celuiqui seroit continuellement aux prises avec la nécessité ;car le besoin étouffe les plus belles conceptions de l’es-prit. C’estainsi que s’enexplique Vitruve dans lendroitou il donne de si beaux préceptes pour linstitution d ? unArchitecte. Il exige fur toutes choses qu’il ne se livrepoint à sinterêt, parce qu’en effet les Arts font toujoursmal exercés par ceux qui font tourmentés de cette nui-sible passion.

Lorsque la Nature s’est expliquée, il faut se laisser con-