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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio, dit Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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P K E F A C E.

ces. La France aujourdhui íì éclairée ne doit rien crain-dre de semblable, tant quon continuera dy regarderavec respect: les Ouvrages & les Ecrits des plus excellensArchitectes. Cest encore une des raisons particulièresqui mont engagé à présenter de nouveau le Livre deVignole. Nous aurons cet avantage fur les Italiens, quenotre Architecture traitée avec toute la simplicité majes-tueuse qui lui convient, imitera les ouvrages si respecta-bles des Anciens, tandis que la leur par la bizarrerie deses ornemens sen éloigne tellement tous les jours, quel-le en devient méconnoiíìable.

Lon ne volt dans la plupart des Bâtimens quon a éle-vez dans Rome depuis près dun siecle , que Cartouches,Frontons brisez, Colonnes nichées, & autres nouveau-tez extravagantes , que le Cavalier Boromini & ses secta-teurs ont mis en usage, au mépris de ces monuraens íîsages & íî magnifiques de lantiquité quils avoient de-vant les yeux , & cjue le teins semble navoir respecté quepour mieux faire appercevoir les défauts de ces produc-tions bizares j & ce quil y a de plus remarquable , cestque la Peinture & la Sculpture, telles que les pratiquentaujourdhui les Italiens, íì lon en excepte quelques-uns,ne séioignent pas moins que leur Architecture des réglésh précieuses de la belle simplicité : austì a-ton toûjoursobservé que ces trois Arts ont eu le même fort dans lesdifferens âges, parce quils partent dun même principe,qui est le Deílein.

Que ces Architectes lice mieux disent quil y a de lafoibleíse â se laisser contraindre par les réglés ordinai-res , lorsquon est en droit den faire de nouvelles, quilsdonnent leurs caprices pour des pensées neuves <k bril-lantes , & quils se parent dune grande fécondité de-

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