DES NOVVEAVX LAMBRIS.
des d’Appartemens, pour faire croire qu’il y a par-delà d’autres pie-ces, & ce qui est très-commode, ces placards s’ouvrent, & formentdes Armoires. On enrichit le dessus des Portes avec des Tableaux,l’on y peint quelquefois des Ornemens grotesques, ou Ton y metun panneau de Menuiserie, enrichi d’ornemens de Sculpture, &souvent, pour une plus grande variété , on y place un Tableau aumilieu de ces sortes d’ornemens.
Lesgersures, les noeuds & les différentes nuances, qui se ren-contrent ordinairement dans les bois qu’on employé pour les Lam-bris , font des déíèctuositez ausquelles on remedie, en passant par-dessus une couleur. Le blanc est une de celles dont on se sert leplus communément pour peindre les Lambris. On dore les filets Le& les ornemens, pour les distinguer du fond, <5c jusqu à présentl’on n’a rien imaginé de plus propre pour éclairer un Appartement,rien qui coûte moins, & qui cache mieux tous les défauts qui serencontrent dans les ouvrages de Menuiserie. Cependant l’on s’enest dégoûté depuis un certain temps ; comme on a reconnu que leblanc se salissoit, & s’écailloit aisément, on lui a substitué une couleurde bois clair à détrempe, fur laquelle on imite les disse rentes nuan-ces âc les ondes du bois ; l’on vernit ensuite cette couleur, ce quilui donne un grand éclat. On peint aussi présentement les Lam-bris en couleur de citron, en verd & en d’autres couleurs, maisl’on n’ofe pas assurer que cette nouvelle mode ait un long cours.Il n’en est pas de même du vernis qu’on met quelquefois seulsur les Lambris, rien n’est plus noble ; mais comme cette com-position est transparente , on ne peut rappliquer que sur les boischoisis & fans défauts ; l’on s’en sert particulièrement pour lesLambris des Eglises & des Monastères.
Il nous reste présentement à donner des desseins des différen-tes especes de Lambris, afin que les préceptes qu’on vient d’é-tablir, étant appuyez fur des exemples, ayent plus de force, &qu’on en puisse faire plus aisément l’application. Comme les Lam-bris ne sont composez que de plusieurs pieces réputées avec symé-trie , nous avions résolu de nous contenter d’en donner séparémentquelques-unes, dont il auroit été facile de faire des compositionsentieres ; mais lorsque nous avons fait réflexion, combien il étoitimportant de varier la décoration des Lambris, suivant l’espece& l’usage des pieces ou ils dévoient être employées, nous n’a-vons pas crû pouvoir nous dispenser d’en donner des compost-
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