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Tome second.
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RÉGLEMENS FORESTIERS. — Affiné i8i3. 5<fj

nées à fixer l’aménagement; mais il n’étoitpas ques-tion de la plantation des bornes , ni de l’ouverturedes fossés servant à déterminer la ligne de circons-cription du bois à aménager, et à faciliter danstous les temps la reconnoissance de ses véritableslimites. Le nouveau modèle remplit cette lacune.

L’article ro de ce modèle renferme des disposi-tions qui n’existent pas dans l’ancien ; il établit ladistinction qu’on doit mettre entre les deux espècesde fossés et les deux espèces de bornes à employerpourfixerun aménagement sur le terrain. Les borneset les fossés nommés bornes et fossés de périmètre ,dflttinés à la fixation des limites des bois à aménager,different des bornes et des fossés indicatifs descoupes sous deux rapports ; savoir , quant auxdimensions, et quant à l’époque où ces bornes pour-ront être plantées et les fossés ouverts. Parlant de laplantation des bornes de périmètre , et de l’ouver-ture des fossés également de périmètre , servant àdéterminer la ligne de • circonscription du bois àaménager, je dirai que ces bornes et ces fossésn’ayant pour objet que de fixer cette circonscription,et que l’opération de reconnoissance des limitesétant absolument indépendante du réglement descoupes à établir , les bornes de périmètre serontplacées immédiatement après la reconnoissance deslimites du bois à aménager, et que les têtes defossés de périmètre seront en même temps ouvertesà chaque point où il ne sera pas reconnu indispen-sable de placer des bornes. Les fossés et les bornesdestinés à séparer les coupes , ne doivent être ouvertset les bornes posées , que quand l’aménagement setrouvant approuvé , il n’est plus question , pour leconsommer, que de fixer les coupes sur le terrain.

Je répéterai ici ce que j’aidéjàeu occasion de vousfaire remarquer plusieurs fois, relativement à la pré-férence à donner aux fossés sur les bornes. En effet,les fossés , outre l’économie qu’ils offrent souventdans la dépense, forment une délimitation à-la-foisplus complète, plus durable , et dont la trace peutêtre facilement retrouvée ; sur-tout si les angles sail-lans et rentrans du périmètre sont repris avec soindans le procès-verbal de reconnoissance de limites,et reportés exactement sur le plan.

En général, on ne doit placer des bornes que lors-qu’il y a impossibilité reconnue ( et constatée par leprocès-verbal qui en expliquera les causes ) de pra-tiquer des fossés , d’après la nature du sol qui se re-fuseroit à en conserver la trace ( tel qn’un sol fan-geux , sujet à des inondations , à des chutes de tor-rens qui détruiroient ces fossés), ou qui, par sa po-sition (sur une pente rapide ou sur un rocher), nepourroit se prêter qu’à grands frais à l’ouverture deces fossés.

Quant aux dimensions à donner, soit aux fossés,soit aux bornes, elles sont réglées par l’art, x 1 de lanouvelle soumission , qui détermine également laforme de chaque espèce de bornes à employer , lamanière dont seront ouverts ces fossés, dont la terreen provenant sera butée et plantée du côté du bois àaménager.

L’art. 12 de la nouvelle soumission oblige l’ar-penteur à remettre à l’inspecteur local, pour êtreadressée à l’administration par l’intermédiaire du

Tome H.

conservateur, la minute tant du plan du bois en uneseule feuille, que du mémoire statistique et des pro-cès-verbaux d’arpentage, d’abornement, de recon-noissance et fixation de limites.

En prescrivant ainsi la remise de la minute del’ensemble du travail, l’administration a eu pourobjet de s’assurer que les opérations diverses aux-quelles les arpenteurs doivent se livrer pour donnerà ce travail toute la régularité et toute l’exactitudequi doivent y être apportées, seront exécutées ponc-tuellement ; que les calculs et les lignes d’opéra-tions qui ont préparé chaque partie du travail, etdont la minute contiendra l’expression et le tracé ,ainsi que le résultat, pourront être vérifiés sous lesyeux même de l’administration, afin qu’avant qu’ilen soit délivré des copies, toutes les rectificationsdont la minute sera jugée susceptible soient conve-nablement faites et de manière à ne plus rien laisserà désirer.

L’examen de cette minute mettra d’ailleurs l’ad-ministration en état de connoitre le plus ou moinsd’exactitude des procédés employés par les arpen-teurs pour le levé ou le rattachement de leurs plans,et de faire, relativement à ces procédés, toutes lesobservations dont ils paroîtront susceptibles.

Vous venez de voir, monsieur, que la minute duplan doit être remise en une seule feuille ; cepen-dant, comme il peut arriver souvent que cette mi-nute, qui doit être construite à l’échelle de i à5,ooo,exige la réunion de plusieurs feuilles de papiergrand aigle, il conviendra alors de diviser cetteminute en plusieurs parties, sur chacune desquelleson reportera, dans l’étendue d’un décimètre de hau-teur sur le papier , un raccord qui reprendra les dé-tails portés sur la partie extrême de la feuille qu’ils’agira de raccorder.

Les plans qui exigeront plusieurs feuilles d’aigleconcernant nécessairement des parties de bois con-sidérables, où il sera établi plusieurs séries de cou-pes, je laisse à l’intelligence des arpenteurs à dé-terminer la manière qu’ils croiront la plus conve-nable à la division de leur minute en plusieurs par-ties. Il suffit de vous faire remarquer qu’ils devront1 avoir le soin de ne jamais scinder une série de coupes,ni donner à leur plan plus d’étendue qu’environ un-mètre carré.

Il est bien entendu que le canevas trigonomé-trique dont j’ai précédemment parlé, en traitant del’art. 8 du nouveau modèle de soumission , devraêtre joint à la minute du plan ; et lorsque l’étenduede ce plan obligera à le diviser en plusieurs partiespour éviter qu’il excède un mètre carré , l’arpenteurtracera sur ce canevas et par un trait rouge, la di-vision des feuilles composant les diverses parties dela minute de son plan : chaque partie de ce planaura alors un numéro d’ordre qui sera reporté surle canevas trigonométrique dont il vient d’être parlé.

L’art. i3 contient une disposition nouvelle, dont,depuis quelques années, l’administration a senti lanécessité ; plusieurs conservateurs en ont même déjàreconnu tout l’avantage. La marche des travauxd’aménagement exécutés jusqu’à ce jour a paru sus-ceptible d’un perfectionnement indispensable , etl’administration s’est convaincue de la nécessité de

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