Band 
Tome second.
Seite
4
JPEG-Download
 

4 ÉCA ÉCH

que quelquefois son but, parce que les arbres senourrissent autant par leurs feuilles que par leursracines, et qu’on affaiblit les moyens de croissanceen supprimant des branches; dans le second cas,les mêmes inconvéniens arrivent, mais ils doiventcéder devant les avantages qu’on retire de cette opé-ration, du moins pour les arbres épars.

Quand on est forcé d’ébrancber un arbre, cetteopération est sujette à moins d’inconvéniens, si l’ona la précaution de ne couper la branche qu’à unecertaine distance du tronc, et d’y laisser un chicotqu’on supprime au printemps suivant, en le coupantproprement au ras du tronc, avant que la sève aitrepris sa circulation. Si l’on ne veut pas faire l’é-branchage à deux fois, il est au moins très-essentielde faire deux sections aux fortes branches, pouréviter les déch iremens que causerait le poids de cellesqui souvent éclatent, sur-tout lorsque le bûcheronn’a pas l’attention de donner quelques coups deserpe en dessous avant de couper le dessus.

L’ébranchage des arbres résineux est toujours nui-sible ; mais si on veut y procéder, il faut le faire avec-plus de ménagement encore que celui des autres ,et comme il ne repousse point de branches sur leurtige , il faut leur laisser beaucoup plus de têtequ’aux autres arbres, dont en général on dégarnittrop le sommet.

EBRANCHER. C’est couper ou arracher les bran-ches d’un arbre.

Les art. 2 et 5 du tit. XVII de l’ordonnance de1669 ordonnent aux gardes de veiller à ce que lesbois chablis ne soient ébranchés, et que sous ceprétexte ils ne soient vendus.

Par l’art. 2 du tit. 32 , l’amende pour avoir ébran-ché un arbre est fixée au pied le tour. V. Désho-norer.

Il y a délit de la part de celui qui, sans être pro-priétaire d’un bois, se permet d’en ébrancher lesarbres qui ombragent sa propriété. ( Arr. delà C. decass., du 1 5 février 1811.)

Lorsque la dimension des arbres ébranchés oudéshonorés n’est point exprimée dans le procès-ver-bal constatant que des charges de bois provenant decet ébranchage, ont été trouvées par des particu-liers, il y a lieu, à cet égard , à l’application de lapeine, soit de l’art. 3 du tit. XXXII de l’ordonnancede 1669, soit de l’art. 36 du tit. II de la loi du6 octobre (28 septembre 1791). ( Arr. de la C. decass. y dwxy octobre i 8 i 5 .)

Le maire d’une commune peut autoriser à ébran-cher des arbres d’un bois de cette commune. ( Ib .)V . Elagage.

EBUARD. C’est un gros coin de bois dur, sec etrecuit, qui sert, dans les forêts, à fendre du bois.

ECAILLE, squama. En botanique, on donne cenom à des parties minces qui sont appliquées en re-couvrement les unes sur les autres, à la manièredes tuiles d’un toit.

Les écailles recouvrent entièrement ou en partieseulement les tiges, les rameaux, les pédoncules,les pétioles, les racines de plusieurs plantes; ellesforment une ou plusieurs couches sur le bulbe écail-leux ; elles servent d’enveloppe aux bourgeons desarbres et des arbrisseaux ; elles tiennent lieu de co-

rolle dans les graminées : on en trouve à la base descalices, des pétales, et quelquefois même parmi lesorganes sexuels; elles Tecouvrent les semences dansles pommes de pin, de sapin, de mélète, etc. V.Physiologie végét.

ECARRISSAGE. V. Equarrissage.ECCLÉSIASTIQUES. V. liais des ecclésias-tiques.

L’ordonnance de 1669, tit. XV, art. 21, leur dé-fend de se rendre adjudicataires directement ou in-directement des ventes des bois royaux.

L’ordonnance de 1600 et celle de 1601 leur défen-dent de chasser. V. le mot Ecclésiastiques y dans leDictionn. des Chasses.

ECHALAS, du grec chalax, bâton pobr soutenirles ceps de vigne.

On fait des échalas avec des bois de brin ou re-fendus; les meilleurs sont ceux du cœur du chêneou du châtaignier. On emploie les échalas non-seu-lement à soutenir la vigne, mais encore à faire de*treillages, des espaliers et des contre-espaliers : onles appelle charniers dans le département du Loiret ,et œuvres ou paisseaux dans celui de la Garonne etdans d’autres départemens. Ils sont de différenteshauteurs, suivant la nature des vignes auxquelles ilssont destinés.

Les échalas fournis par les taillis ne durent pasautant que ceux fournis par des bois plus âgés, etleur moindre valeur est toujours en raison delà jeu-nesse du bois. O11 doit préférer ceux qui ont cru àl’exposition du midi et dans une terre maigre, quandils seraient moins droits.

On emploie ordinairement du bois de fente pourfaire des échalas; mais on les fait quelquefois aussiavec de menues perches de tilleul, de saule, de peu-plier , d’aune, de genévrier, de pin, de chêne, etc.,que l’on coupe à 4 pieds et demi de longueur : onles arrange par bottes de cinquante échalas.

Les plus mauvais échalas de rondin sont ceuxd’aune, ensuite ceux de marcean, de saule, de peu-plier : ceux de chêne garnis d’aubier ne sont pas très-bons; mais ceux de pin, de genévrier et de châtai-gnier, sont très-bons.

On augmente la durée des échalas de rondin enleur enlevant l’écorce ; mais les échalas de fente sonttoujours préférables.

Les ordonnances de i 539, i 548 , i 563 etdei.597,art. 29, et un arrêt du conseil, de i 6 l 5 , défendaientde faire des échalas de quartiers de chêne, et leurprohibition à cet égard était fondée sur la nécessitéde ne point dénaturer les bois propres à la cons-truction.

ÉCHANGE, ÉCHANGISTE. Lemotéchangevîentdu latin barbare excambium. C’est le changé d’unechose pour une autre, ou l’acte par lequel on opèrece change. On appelle échangiste celui qui dénneou reçoit l’un dès objets de l’échange. 1,41

Les dispositions et les règles à suivre dans les de-mandes en échange de parties de bois, sont tracéesparles décrets des 20 juillet 1808 et 16 jiiillet rÔi 2,et par l’ Instruction de l’Administration-des forêts,du 4 février i 8 i 3 . V. ces réglemens, au Recueil, etle mot Cantonnement y Aans cé Diélionnairé'. IOi

La loi du i 3 juillet 179V, relative aux échan-