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Tome second.
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ECL

arbres qui appartiennent aux domaines non affermés

Les maires et adjoints sont tenus, sous leur res-ponsabilité, de surveiller lexécution de la loi.

Lart. 47 1 (lu Code pénal de 1810 prononce lapeine à applicpier en cas de négligence.

Ces lois ne concernent point le domaine forestier.(Décis. du min. des fin ., du n avril 1821.) Y. cettedécision au Recueil.

ECIMEK. Mot composé de la particule extractive ex, e, et de cima, cime, sommet.

Cest couper la cime des plantes. On dit : beau-coup de baliveaux ont été écitnés par les vents ; ilfaut écimer les saules.

ECLAIRCIE , ÉCLAIRCISSEMENT. Ce motvient du latin clarescere, rendre clair. On lemploie,en économie forestière, pour exprimer laction dé-claircir un bois, ou lopération elle-même lors-quelle est faite.

Les éclaircies ou coupes par éclaircie sont re-commandées par Varennes de Fenille, de Perthuis etpar les auteurs allemands, comme très-propres àtavoriser la croissance des bois. Nous faisons con-naître les avantages de cette méthode au mot Exploitation.

Les coupes par éclaircie sont lopposé des coupesà tire et aire , dans lesquelles on abat tout le bois, àlexception de quelques arbres de plusieurs âges quelon réserve comme porte-graines, et pour fournir desbois de construction. Ce dernier mode est le seul quepermettaient les ordonnances des 1 er . juillet i 544 ?novembre 1076, mai 1579 et août 1669.

Cependant lancien conseil détat autorisait quel-quefois des coupes par éclaircissement ou nettoie-ment, sur-tout dans les quarts de réserve, ainsiqu'on le voit par tin arrêt du i 5 novembre 1789.

On les permettait toujours pour les forêts dar-bres résineux, et ce mode a été de nouveau auto-risé par un décret du 3 o thermidor an i 3 .

Edles le sont aussi pour les arbres épars , les bo-queteaux disséminés, sur-tout lorsque les arbres àabattre doivent tomber dans des vides ou sur desclairières. {Dccis. rninist. , rapportée dans uneCircul. du 20 août 1806. )

Aujourdhui que le système des éclaircies prendf'veur, on lintroduit dans les futaies, et il sulfit,pour le pratiquer, dobtenir, à légard des bois sou-mis an régime forestier, lautorisation du ministredes finances.

Mais cette utile pratique ne sera généralisée quelorsque la France aura des forestiers formés dansdes écoles spéciales. V. Aménagement, Exploitationet Ecoles forestières.

ECLAT. Ce mot vient du grec klaô. Cest la pièceou la partie dun morceau de bois qui est brisé,rompu en long.

On multiplie quelques arbustes et arbres par éclatsîle racines.

ËCLISSE. Ce mot parait avoir la même originequéclat, dont il serait le diminutif. Il se dit du boisde fente, qui sert à faire des seaux, des minots, destambours, etc. V. Cerches.

Il se dit aussi du second étage que les charbon-niers mettent sur le premier lit du fourneau à char-bon. Y. Charbon.

ÉCO

ECLUSE , exclusus, clôture, barrière faite deterre, de pierre, de bois, sur une rivière, sur uncanal, ayant une ou plusieurs portes qui se lèventet se baissent pour retenir et lâcher leau.

Ecluse se prend particulièrement pour la portequi se hausse et se baisse.

La connaissance de toute action concernant lesconstructions et démolitions décluses, gords, pê-cheries et moulins assis sur les rivières, était de lacompétence des officiers des eaux et forêts. ( Ord. de1669, tit. 1 , art. 3 .)

Aujourdhui la connaissance de ces actions appai^tient aux tribunaux sil sagit de la propriété, et àlautorité administrative sil sagit de la police. V.Cours deau, Rivières .

ÉCLUSÉE. Cest la quantité deau qui coule de-puis quon a lâché lécluse jusquà ce quon lait re-fermée : cest aussi un demi-train de bois qui peutpasser dans une éclusée, et quon appelle ainsi àcause de ce passage, et autrement coupon et brelle,contenantordinairement trois cents pièces de bois aucompte des charpentiers, et ayant 1 3 toises et demiede longueur, sur 12 pieds de largeur. V. Flottagi

ECOBUAGE. V. Écobuer.

ECOBUE. Instrument dagriculture et de jardi-nage, ainsi nommé parce quil sert à écobuer laterre. Cest une espèce de pioche recourbée tommeune houe, qui a 16 pouces de longueur et 7 à 8 delargeur; elle est armée dun manche long de 3 pieds.Ce manche est un peu recourbé par-dessus, afin quelouvrier soit moins obligé de se pencher en travail-lant, et quil puisse en fraopant la terre enfouirlinstrument plus perpendiculairement. Le trou par passe le manche est rond , et a 3 pouces environde diamètre en dedans.

ECOBUER. Cest enlever la superficie dun ter-rain chargé de plantes, à un ou plusieurs poucesdépaisseur; couper ces tranches carrément, en for-mer de petits fours, y mettre le feu , et répandre en-suite cette terre réduite en cendre sur le sol. Yoicice que dit labbé Rozier, dans son Cours dagricul-ture, sur lopération de lécohuage.

i* On écobue de deux manières, ou à bras dhom-me , en se servant de lécobue , ou avec la forte char -rue à versoir; la dernière est la plus économique,mais nest pas la meilleure.

» On écobue ordinairement les friches chargéesde bruyères et de mauvaises herbes, les prairies des-tinées à être converties en terres à grains, au moinspendant quelques années; les luzernières, les espar-cettes quon veut déromp/re, etc. Le grand art delécobuage consiste à enlever seulement la portionde terre pénétrée par les racines, la portion simpltment terreuse devient inutile.

o Le grand art est encore de conserver à ces tran-ches toute la terre attachée aux racines, soit quonles enlève avec lécobue ou avec la charrue; on lescoupe ensuite carrément, et après les avoir laissésécher au soleil, elles sont disposées les unes sur lesautres, ou carrément ou en rond, et forment de petitsfourneaux. Il faut observer que la partie inférieurede la tranche soit à lextérieur du fourneau , et quela supérieure, chargée dherbes, soitdans lintérieur.On met le feu au milieu de ce fourneau , rempli