Band 
Tome second.
Seite
31
JPEG-Download
 

ÉCO

ECO 3i

les vaisseaux qui sétaient desséchés et réunis serouvrentdenouveau, et présentent la ihéme largerurdans leurs ouvertures quils avaient au tnotnentlarbre a été écorcé. Si alors on fait subir à bettepièce un nouveau dessèchement précipité ,on ne re-trouvera plus la pesanteur spécifique quelle avaitauparavant, et on ne remarquera plus de différenceentre elle et le bois quon aura coupé en temps desève> Il en sera de même pour la propriété quonlui avait attribuée de résister plus long-temps à lacorruption. »

JLauteur termine son article en rapportant quila eu occasion de faire des expériences, il y a quel-ques années , sur la prétendue manière daméliorerles bois, proposée par Buffon. lia comparé des chênesécorcéssur piedetabattus àia troisièmeannéede leurécorcement, avec dautres qui avaient été abattuspendant lhiver- Pour cet effet, il a exposé des échan-tillons de diverses dimensions à lair et à lhumi-dité. Les résultats lont autorisé à penser que lasaison la plus favorable pour abattre les bois desti-nés aux constructions était les mois dhiver seule-ment ; mais que lécorcement des arbres sur pied etleur abatage après leur desséc/ieritent étaient, demême que la coupe en temps de sève , des moyens àproscrire à légard des bois de marine.

Je passe maintenant à lanalyse des observationsque M. Laurop, conseiller supérieur des forêts dugrand-duché de Bade , a publiées dans ses Annalesforestières en ) 811.

IX. Observations de M. Laurop contre la méthodede lécorcement.

Il rappelle les expériences faites par Buffon etDuhamel, et.la conclusion que Buffon en avait tiréeen faveur de la durée des bois, conclusion qui pa-rait avoir été généralement adoptée , et il observeque si elle était exacte, lécorcement serait de laplus grande importance, parce quil en résulteraitune économie considérable dans la consommationdu bois, en ce que laubier ne serait plus perdu , etun avantage précieux pour les tanneries par laquantité décorce quil produirait.

Mais il est loin dadmettre que lécorcement pro-cure aux bois une plus grande durée ; il pense mêmequil en résulte le contraire.

Il observe que des expériences faites , il y a quel-ques années , par un homme digne de foi, établis-sent que le bois dun chêne écorcé sur pied, quonexpose à l'air, tombe plus tôt en pourriture, et que sion Lemploie dans un lieu couvert il severmoule plusvite que le bois dun chêne qui naurait pas étéécorcé.

« On avait choisi deux chêne» qui étaient égale-ment forts et.sains, dune croissance égale, et quise trouvaient sut le même terrain s lun deux tutécorcé sur pied et abattu lorsquil fut mort, et onabattit en même temps celui qui navait point étéécorcé. On employa du bois de tous les deux à formerdes chàssii de fenêtres , qui furent placés à la mêmeexposition et sains être peints. Le châssis qui avaitété fait de bois de chêne écorcé présenta , après dix-sept ans de service, des indices de pourriture à lex-térieur et des piqûres de vers à lintérieur , tandis

que le chàssîS de bois non écorcé était encore par-faitemertt sdin èt frais. »

Voici èBmméfrt M. Laurop explique les causesde ce fait :

te La ph!ysiol6{tie des plantes nousapprend, dit-il,que la matière destinée à former la nourriture desvégétaux, aspirée par les racines et par les feuilles,est charriée par des vaisseaux dans le parenchymedes fouillés, et que elle se convertit dune manièrequi nous efst inconnue en sucs nourriciers. Cettesève, ainsi préparée, revient par des vaisseaux par-ticuliers dans la tige et les autres parties de larbre,pour servir à la nourriture et au développement deces parties , et les vapeurs aqueuses sont exhaléespar les feuilles.

» Il est de plus reconnu , ou du moins on peutadmettre comme une conséquence naturelle, queles feuilles dun arbre , considérées comme organesexhalans , doivent être en rapport avec les sucs-veux aspirés , ou, en dautres termes, quil doit yavoir une quantité de feuilles suffisante pour élabo-rer convenablement la sève brute qui est aspirée ,convertir les parties homogènes en substance lig-neuse , et rejeter au dehors les parties hétérogènes.Si donc un arbre a reçu plus de sève brute que sesfeuilles nen peuvent élaborer, ou si ses feuilles seréduisent à un trop jietit nombre pour opérer ceteffet, il en résulte que la sève brute reste dans lar-bre sans pouvoir être élaborée. «

Voici les preuves de cette assertion : si on prenddeux branches, quà lune on enlève une partie desfeuilles, et quà lautre on les laisse toutes, il ar-rive que la première ne peut absorber autant deauque la branche garnie de toutes ses feuilles, et ce-pendant elle acquiert plus de poids que celle-ci ,parce que leau que la première a absorbée ne peutse décomposer, quelle reste en grande partie dansson état naturel, tandis que la branche pourvue de-toutes ses feuilles ne retient que lhydrogène et unepartie dacide , et quelle rejette la plus grande par-tie de loxygène. V. Uslar , Fragmens de nouvellebotanique, partie II, p. 117.

a Admettons maintenant lopinion de Halles, quele mouvement de la sève dans les arbres dépendeuniquement de la chaleur et de la sécheresse de lairambiant (1) , et nous expliquerons le phénomène dela manière suivante : lair extérieur qui entoure lesarbres, dilate ou resserre les bulles dair mêlées desève qui se trouvent renfermées dans larbre : or ,lorsque ces bulles dair éprouvent la dilatation pro-duite par la chaleur extérieure, il en résulte que lesglobules aqueuses (2) éprouvent la même dilatation ,ce qui produit le mouvement de la sève. Maintenantla physique nous apprend que lair enfermé tend

(1) Usl.ir pense que cette hypothèse nest pasantisfaisante.'et il considère'l'irritabilité comme la cause du mouvementde la sève. Dans Ce cas, l'hypothèse établie sur ce pijncigetombe delle-mênte.

(a) Lauteur distingue deux sortes de huiles, Ctr vésicule' ;savoir, les bulles dair, quil appelle luftblaschen, mot com-posé de blae.fchen , vésicule, et de lift, air; et les bullesdeau, wasserblaschen , -autre met composé de l'un des pré-cédens, et de vasser, eau. Jai varie' la traduction de ces motspour me faire mieux entendre. Ainsi, jai employ é indistinc-tement les mots de bulles et de globules.

L