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EMBACLES. On appelle ainsi les embarras quise trouvent dans les eaux , ruisseaux et rivières, etqui génentet empêchent le passage des Ilots ou trains.
EMBIiIGADEMF.N T. Par-tout OÙ trois ou cinq!gardes peuvent se rassembler facilement et sans s’é-loigner de leurs triages, le conservateur fait d’euxune sorte d’embrigadement, et nomme pour chef ce-lui d’entre eux qui a constamment montré un carac-tère actif et ferme. ( Instr. du 7 prairial an 9, §art. 12.)
Le chef de brigade informe le garde général desapparitions dans les bois des gens suspects , et detout ce qui s’y passe de contraire à la sûreté publi-que, et le garde général transmet avec célérité cetteinformation à l’officier de gendarmerie.
La brigade forestière se joint, si cet officier le re-quiert , à la force armée.
Dans les arrondissemens forestiers où la disper-sion des bois serait un obstacle à l’embrigadementdes gardes particuliers , ils doivent, en cas de ren-contre de vagabonds ou gens sans aveu rôdant dansles bois , en informer sur-le-champ le garde géné-ral , qui fait passer cette information à la gendar-merie , et l’aide ou la fait aider pour les fouilles debois, quand elles sont reconnues nécessaires, (/é.,art. 12 et i 3 . ) V. Gardes.
EMBR 3 0 N, embryo. ( T. de bot.) Partie in-terne de toute graine parfaite , qui , n’ayant aucunecohésion avec le tégument propre de celle-ci, esttellement conformée, que de ses deux extrémités dis-semblables , l’une est toujours indivise, et l’autretantôt indivise ou simple, tantôt diversement fen-due ou composée. La première de ces extrémités estformée par la radicule, ainsi appelée, parce qu’elleest le principe d’une racine que la germination peutdévelopper ; la seconde est constituée par le cotylé-don, dont la base interne donne naissance à la plu-mule, qui n’est pas toujours sensible avant la germi-nation , par laquelle elle se développe en sens con-traire à celui de la radicule.
Nul embryon sans fécondation, et par conséquentsans organes sexuels; nuis organes sexuels dans lesespèces de plantes qui n’ont point d’embryon à for-mer pour leur reproduction.
L’embryon, étant le rudiment d’une nouvelleplante semblable à celle dont il provient, doit êtreregardé comme le plus essentiel des produits d’unvégétal. C’est aussi la partie la plus généralementexistante dans les espèces sexifères. V. Physiologievégét. , 'b'', section.
EMIGRES. Plusieurs lois et décisions ont été ren-dues relativement aux bois appartenant aux émigrés.
L'n décret, du i 3 juin 1793 , porte que les lois re-latives à l’administration , aliénation et vente debois nationaux , seront exécutées pour les bois pro-venant dçs émigrés-
tin autre, du îp juillet de la même année, défendaux pàrens des éinigréade faire exploiter ou vendredansles bois à '’eux app/trtenant aucune coupe ex-traordinaire" de Futaàfi- . )
Ün auVre, du 8 septembre aussi dp la même an-née^ est réiatif aux baux des biens des émigrés.
" t-' ije loi du i er . nivôse an 3 surseoir à la vente desbiens déâ pères et mères d’émigrés.
L’n arrêté, du 24 thermidor an 9, porte qu’il ne strjdonné aucune main-levée de séquestre sur les boiset forêts déclarés inaliénables par la loi du 2 nivôsean 4>
Lite circulaire de l’Administration, du 22 bru-maire an 10, n°. 49) charge les conservateurs de dé-signer, dans les états à former des bois inaliénablesen exécution de L’arrêté ci-dessus, du 24 thermidoran 9 , L’origine de ces bois, et de faire connaître lesnoms et prénoms des émigrés dont ils provenaient.
Une autre circulaire, du 9 octobre 1809, n°. 428,contient envoi, à chacun des conservateurs, de l’étatdes bois séquestrés dans leurs arrondissemens res-pectifs sur les émigrés , et demande des renseigne-mens sur l’exactitude de ces états.
Un décret du 29 décembre 1810 porte que la pré-somption de la durée de la vie des émigrés pendantcinquante ans, ne peut être opposée à ceux qui rap-porteront la preuve de leur décès.
Un autre décret, du 3 novembre 1811, porte quel’émigré auquel il a été indûment restitué des biensadjugés au domaine par un arrêté ou partage précé-demment fait avec ses parens, 11e peut être dispenséde restituer les fruits perçus pendant son indue jouis-sance , encore qu’il allègue que sa possession ait étéde bonne foi.
L’ordonnance du roi, du 21 août, et la loi du 5décembre 1814, out fendu aux émigrés leurs biensnon vendus. V. cette loi au Recueil.
il a été recommandé aux conservateurs, par unecirculaire du 28 décembre 1814, de fournir aux pré-fets deprompts renseignemenssurlesboisà restituer.
La loi du 5 décembre 181 4 portait que les biensd’émigrés affectés à la caisse d’amortissement 11e de-vaient être rendus que lorsqu’il aurait été pourvuà leur remplacement; l’art. 116 de la loi du 28 avril1816a levé cette suspension. V., au Recueil , VInstr.du \ 5 mai 1816; V. aussi Domaines nationaux.
ÉMONDER, du latin emundare, nettoyer. C’estcouper les branches des arbres , en ôter le bois nui-sible ou superflu, pour en faire des fagots. Ces bran-ches s’appellent émondes ,
On peut, en émondant les arbres, contribuer à leuraccroissement; mais il faut des précautions pour évi-ter les excès nuisibles.
L’émondage est aussi l’action de débarrasser letronc et les branches d’un arbre de la mousse et deslichens , qui , s’ils n’absorbent pas la sève, formentau moins un obstacle à la transpiration de la partiequ’ils recouvrent; de détruire les gales, les gommes,les chancres ; de supprimer les chicots laissés ou ou-bliés lors de la taille ; en un mot, de rendre l’arbrepropre et net, et de n’y laisser subsister aucunepartie nuisible ou inutile. V. Ebrancher, Elaguer,Etéter, Excroissance.
EMPATURE.,( T. de mar, ) Jonction de deuxpièces de bois qui se croisent en se joignant bien en-tièrement l’une contre l’autre : ainsi, l’on dit Vem~pâture des varangues avec les genoux ; c’est aussil’assemblage de® pièce* de quille ou autr es avec écart.
EMPHLTEOSE. Motqui vient du grec empha-teusis , ente > greffe y-dérivé d’en , dans , et do pku-teo , planter, enter. >■
Dans la pratique , c’est un contrat par lequel le