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c’était au maître, comme président, de faire la taxedes épices, qui au reste devaient être partagées entrele maître et le lieutenant.
Pour les affaires qui se jugeaient à l’audience , lesjuges ne pouvaient se taxer d’épices.
L’art. 11 du tit. XII de l’ordonnance de 1669faisait défenses aux officiers tenant les assises de re-cevoir aucune cliose en argent, présens ou équiva-lens, sous prétexte d’épices, à peine de concussion.
L’art. 4 du tit. XXIX voulait que les contesta-tions pour droits de péages fussent jugées sans épiceset sans frais, etc.
Les droits d’épices ont été supprimés par la loi du4 août 1789, art. 7, et par celle du 24 août 1790,tit. II, art. 2.
EPICEA. C’est le sapin-pesse. V. Sapin.
ÉPIDERME ou SURPEAU, cuticula. On appelleainsi cette peau mince qui sert d’enveloppe géné-rale et extérieure aux différentes parties des plantes ;elle est assez généralement lisse sur le tronc et lesbranches des jeunes arbres; elle devient raboteuseet crevassée à mesure qu’ils avancent en âge. V.Physiologie végét., 1 re . et 2 e . section.
ÉPIGYNE, epigynus. Inséré sur le sommet del’ovaire, qui alors est infère. Les étamines et la co-rolle épigynes doivent être regardées comme inséréesau calice.
ÉPINES, spince. Ce sont des productions dureset pointues, qui sont continues ou font corps avec lesdifférentes parties des plantes qui en sont pourvues,de manière qu’on ne peut les en séparer sans lescasser, à la différence de l’aiguillon, qui est attachéseulement sur l’écorce. L’épine croît avec la jeunebranche sans être produite par un bouton particu-lier. Après l’entier développement de la jeune bran-che, on ne trouve plus de liqueur dans l’épine ; lecorps ligneux qui la composait en partie se durcit;la pointe aiguë de l’épine est beaucoup plus com-pacte et plus dure que la base, qui adhère à labranche.
Epine blanche. V. Aube-Epine.
Epine noire. V. Prunier.
ÊPINETTE. C’est la même chose que sapinette.V. Sapin.
EPINE-VINETTE ou VINETTIER, berberis.Genre de plantes de l’hexandrie monogynie et dela famille des berbéridées, qui comprend des ar-brisseaux épineux, indigènes et exotiques.
Dénomination. — Elle se nomme en anglais barberry-bush ; en allemand , berberis-beer-strauch yen italien, berberi ou crespino. On croit que cetarbre tire son nom d’un mot indien qui signifie lacoquille qui fournit les perles.
Les espèces de ce genre sont peu nombreuses ,elles se réduisent à trois ou quatre.
L’Epine- Vj nette commune , berberis vulgaris(Lin.), est celle qu’on trouve en Europe . C’est unarbrisseau qui s’élève à 4 ou 5 pieds, et qui poussede ses racines plusieurs tiges droites, dont le boisest fragile et de couleur jaunâtre ; dont les rameauxsont revêtus d’une écorce glabre, mince, cendrée ougrisâtre, armés à leur base de trois épines droites; lesfeuilles, pour la plupart ramassées par paquets, sont
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alternes, ovales, rétrécies en pétiole à leur base,obtuses et arrondies à leur sommet, assez fermes,épineuses à leur circonférence, longues d’environun pouce et demi sur un demi-pouce de large,d’un vert clair et luisant à leur surface, blanchâ-tres et relevées en dessous par des nervures sail-lantes ; les fleurs, qui sont jaunes dans toutes leursparties, excepté dans l’ovaire, naissent aux aissellesdes feuilles eu petites grappes pendantes commecelles du groseillier : elles paraissent au mois demai, et elles offrent un exemple de l’irritabilité desplantes. Si on touche légèrement avec une épinglele filet de leurs étamines, elles se replient aussitôtdu côté du pistil. Ce mouvement a lieu aussi sansirritation; car on les trouve tantôt collées sur lestigmate , tantôt divergentes. 11 est très-facile d’ob-server la fécondation de ces fleurs, et de voir, pen-dant le temps de la floraison, les anthères des éta-mines se pencher, chacune à leur tour, sur les stig-mates , qu’elles couvrent de leur poussière , et se re-lever ensuite. Elles sont remplacées par des fruitsovales, d’abord verts, et qui deviennent d’un beaurouge à leur maturité, qui a lieu dans les mois deseptembre et d’octobre; ils ont la chair rouge etune saveur acide assez semblable à celle du citron ;ils contiennent deux semences allongées.
Cet arbuste croît en Europe , le long des bois,dans les haies, et il est cultivé dans presque tousles jardins d’agrément. Il présente plusieurs va-riétés , qui consistent principalement dans les fruits :l’une est le vinettier à fruits violets ( berberis vio-lacea)i l’autre, à fruits blanchâtres y une troisième, dfruits sans pépins {berberis sterilis ); une quatrièmeest celle du Canada ( berberis canadensis), qui dif-fère des autres par ses fruits moins succulens , sesfeuilles plus larges, plus rarement dentées, et parses grappes plus courtes.
Culture. — L’épine-vinette vient dans tous lesterrains, pourvu qu’ils ne soient pas trop aquati-ques , et elle se propage de graines, de drageons en-racinés et de boutures, et par l’éclat de ses racines.On sème les graines en automne aussitôt qu’ellessont mûres; on les recouvre de 3 à 4 lignes de terre ,et les jeunes plants lèvent au printemps suivant, ac-compagnés de longues feuilles séminales. Si on neles sème qu’au printemps, elles restent lin an enterre : on met les plants en pépinière lorsqu’ils ontun an, et on les y cultive pendant deux ans. Commel’épine-vinette produit des rejetons en abondance,on les emploie de préférence pour sa multiplica-tion; on les lève en automne, et on choisit ceux del’année. Les marcottes se font au printemps; ellesvalent mieux pour le succès des fruits, parce que lesplants qui en proviennent sont moins sujets à pous-ser des rejetons, qui épuisent la plante principale.On couche en terre les jeunes branches, et lors-qu’elles ont poussé des racines on les sépare en hi-ver de la tige-mère pour les planter en pépinière ,où elles restent deuxans. Si oncultive l’épine-vinettepour ses fruits, il faut la placer dans un lieu isolé,émonder soigneusement ses jeunes branches tousles ans.
La variété sans pépins, qui se trouve dans la forêtde Lyons, et dans plusieurs autres endroits de la
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