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Tome second.
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7 °

EST

ÉTA

des courbes et des courbdtons, etç, Ce n’estdohcpas toujours un défaut aux arbreS quer d'être courbes,puisque quantité d’ouvrages de âiarrctnnigé et-ilecharpenterie exigent cette forme, et que la marine11e peut se passer de bois courbes.

. Les arbres fort noueuse sont sujets à aVorr desnœuds pourris et des veines de - bois tendre i cettepourriture se portant dans le cœur, il faut exami-ner les nœuds avec soin. Quand ils sont sains, etqu'ils sont, comme disent les ouvriers, rustiques etrebours, ils sont ordinairement très-durs et capa-bles de résister long-temps aux injures de l’air. Ondoit les employer préférablement â tous autres pourformer les écluses, et généralement tous les ou-vrages de charpenterie et de menuiserie qui doiventêtre exposés à l’air, et qui ne demandent pas beau-coup de propreté ni un travail recherché. Ces arbressont aussi très-bons pour résister aux frottemens, etc’est pour cette raison que les ormes fort noueuxsont les meilleurs pour former les moyeux, les jantesdes roues, et pour fournir dams les machines cer-taines pièces qui doivent souffrir des frottemens;mais ces bois ne sont nullement propres aux ou-vrages de menuiserie qui exigent de la propreté, etencore moins à ceux de fente. Quand les nœuds sonttrès-gros et qu’ils pénètrent très-avant dans lespièces, ils les tranchent tellement, qu’elles ne peu-vent former de bonnes poutres, ni toutes autrespièces de charpente et de construction qui exigentde la force. Cependant ce sont ces sortes d’arbres quifournissent les plus rares pièces de construction, etqui, par cette raison, méritent toute l’attentiond’un homme préposé à la visite des forêts, sur-toutlorsqu’il s’agit de bois pour la construction desvaisseaux.

Les atbres rafaux ou rabougris, qui sont ceuxdont le tronc est court, mal tournés, fourchus etchargés de branches, sont ordinairement noueux, etces deux défauts vont presque toujours ensemble.On en trouve quantité dans les terrains secs et surLa croupe des montagnes, où ils sont exposés auxvents violens, qui rompent leur cime. Leur tête setrouve ordinairement chargée d’une multitude demenues branches , et il est rare qu’ils puissent four-nir quelques oipiicas utiles. Malheureusement lechêne est: de. tous les arbres des forêts le plus sujetà être endommagé par la gelée, et à être affecté detoutes les. causes qui rendent les arbres rajaux etrabougrisvoï ■ : .

Quaat à l’inégalité de grosseur, on reconnaît ai-sément qu’un arbre devient inutile pour quantitéd’ouvrages, lorsqu'on le voit fort gros par en bas ettrès-menu pa>r teihaut. Les arbres fort branchus sont 1sujets à- ceidéfolit. Néanmoins, quand les arbres sontdçrbpnpeqaiftlitéjXiapeut, suivant leurs dimensions,oie faire,de* piiue« tournans de moulin, des mèchesde cabestan J ou les. couper par tronçons, et les car-tefôbttoqr ou tirerdes ouvrages de fente, etc.

S'il est nécessaire.de savoir à quel usage un arbre.]>ei4t-&FrB: employé» eu égard à. sa grosseur et àt safigure, et de connaître certains défauts aisésàaper-ç£>i<iiç,,}$els que ceux ci-dessus indiqués, 'ill n’éstpas-moins important de sa voir si le bois d’un arbreboa^e qualité, d’an reconnaître les défauts

cachés, et de découvrir si ces vices ne sont pas assezconsidérables pour faire rebuter les pièces Lorsqueles arbres aifrbnt été abattus, et même en partie tra-vaillés. Quoiqu’il soit très-aisé de se trkinpef dansle jugement que l’on porte de la qualité dès arbressur pied, que l’on ne peut estimer que par des mar-ques extérieures qui portent toujours avec ellesquelque espèce d’incertitude, on peut se servir desindicés que nous avons indiqués à l’article Exploi-tation, p. 397, et au mot Dépérissement, et qu’atrès-bien expliqués Duhamel dans son premier \ç-lume de l’ Exploitation des bois, p. i33. '

Dans les taillis, on examine lesTessences, feurforce, s’ils peuvent fournir des perches droites,sans nœuds et propres à faire des cerceaux, des brinsdont on puisse faire des ridelles ou des chevrons debrin, des cercles, de l’écorce pour les tanne-ries , etc., etc.

Toutes ces choses évaluées en quantités et argent,suivant le prix du pays, on a une estimation assezjuste des bois qu’on veut vendre ou acheter , en dé-duisant néanniéins les frais d’exploitation, qui for-ment un objet considérable.

Pour ce dernier objet, on examine, i, 0 . si les che-mins sont difficiles; i D . s’il y a loin delà CoujÆ.aulieu où il faut livrer le bois; 3 °. combien il eu coûte'de voiture, soit pour le bois de corde,isoltipôiw-lesautres bois; 4°> les frais pour l’abatage , la tàeon -dela corde, l’équarrissage ou toqs autres ouvrages ;5 °. ce qu’on donne au garde-vente, les vovages qu’ilfaut faire à la-vente; 6«. la facilité du débit! desmarchandises; car si c’est dans us pays où -les : boissont rares, les fagots,les bourrées, lésramilles, lescopeaux, les souches et autres menus b(iis peuventrembourser.une partie des faux frais. On estime aussile prix des travaux mis à la charge de.jl’adjudica-taire, et enfin Je bénéfice qu’il doit faire, -et qm’ouévalue ordinairement au dixième delà valeurdscfibis*-

ESTOC , mot qui parait. pfovenir.d'eJ.’^U.aa^qidstock , tronc d’arbre , et'dont les Italiens font -faitstacco. En terme d’eaux et'iaiêts, c’est un ’tiènc,d’arbre , ou . plu tût la souche d’un arbre." On ditcouper un arbre à blanc estoc , pour dire le'coupérà fleur de terre. On dit aussi Jhire une coupe à blancestoc, pour dire couper tous les arbres et brins d’uneportion de forêt sans en laisser aucun.

11 est expressément enjoint aux adjudicataires, defaire couper, recéper et ravaler, le ptus près 3 e terrepossible, toutes les- souches on estocs de bois pillfset rabougris,.qui sont daiigles ventes, ëf «ux àgejisd’y tenir la mainya : péùnfe de suâpension. 'jf Àrt./pô^du titt XV de tora. de 1^69, confirmé j-ax arrèqdu conseil, du 29 juillet j749? qui , au^sûrpîqs,défend expressément de les' nrracher -sotis. quelqueprétexte que ’eè soit. 1 3 91; 1

Maison permet souvent 3 ^rt'aCfiét , "léy vieilles-souehès»: et-ii?est-Hneopératibirqtii produit 3 e"bonseffets —. 0.

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