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Tome second.
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(romme une indemnité de taux frais. Après cette eva-iluation faite, et le prix de chaque arbre ainsi fixé(suivant les différentes classes, il multipliq le prixîpar le nombre des arbres sur le total; il défalquelies frais d’exploitation, qui montent quelquefois autiers, d’autres fois à la moitié du prix du bois. Par(ce moyen, il a assez précisément la valeur de cha-( que arpent, et de même l’estimation totale du bou-iq'uet de futaie, en multipliant le nombre d’arpens' et leur prix.

Quand il s’agit de choisir et marquer des bois pourdes ouvrages importans, tels qu’écluses, grandescharpentes , et polir la marine, on ne peut les exa-miner avec trop d’attention; on doit remarquer lanature, la situation et l’exposition du terrain , pourjuger si le.boîs sera fort ou tendre, essayer de dé-couvrir si ées bois n’ont pas quelques défauts inté-rieurs; sur-tout examiner leur âge, pour juger s’ilsne sont point en retour, qui est le défaut te plusessentiel, etqnéTon ne peut souvent que soupçon-ner lorsque les arbres sont encore sur pied ou nou-vellement abattus,' mais qui se manifestera tôt ontard dans quelques parties de l’arbre, qiii; étantsur leretour, a sûrement un commencement de pourrituredans le cœur. Mais dans le doute, il est plus sage dene conclure définitivement le marché que quand lesarbres sont abattus et en partie débités.

La grande habitude de visiter les forêts met, à lavérité,en étatde juger assez bien par le simple coup-d’œil; néanmoins, l’ignorance et le peu d’attentiondans les exploitations, sur-tout pour la marine, fontabattre et conduire aux ports des bois inutiles, aulieu qu’un travail plus précis qu’un simple coup-d’œil, une mesure prise avec quelques inslrumenspeu embarrassans et expéditifs, feraient connaîtreà très-peu près la longueur des pièces et leur équar-rissage avant que les arbres soient abattus. Par cemoyen, on se déterminerait plus précisément surl’usage qu’on pourrait en faire; on rendrait les four-nitures plus exactes, la destination des pièces plusprécise, et l’approvisionnement des ports plus as-suré; on serait, outre cela, plus en état de faire unejuste estimation d'une futaie : le propriétaire et l’a-cheteur y trouveraient également leur avantage; lahauteur, la grosseur, la tournure et la figure dutronc et des branches devant être autant considéréesque le nombre des arbres, pour pouvoir décider del’enqdoi qu’on en peut faire.

On a coutume de prendre la hauteur des arbresavec une planchette taillée en équerre rectangle, etde deux côtés égaux, ayant une rainure à l’un deses' côtés, dans laquelle passe un -fil garni d’un plombpar un bout, montée', parle moyend’une douille,sur un piquet ferré, qu’on enfonce en têrre. On sesert aussi d’une règle de/jmèt., que l’on appliquesur le'trOne de l’arbreet l’rin apprécie tomDieu detoie cette mesure peu té trecbn tortue dans la hauteurde l’arbre; méthodeisirapîe; expéditive; et suffi-samment exacte pour peu que l’on -s’^ sort'exercé;mais pour plus de précision ,on petit teé servir de ba-guettes de 3 pieds de longuewrq-qui s’era boitent t\vis les un&s au bout des autres, et*dont on ajusteainsi le nombre convenable pont- atteindre aux bran-ches qui terminent le tronc. t

On prend la -grosseur -«vec une chaîne légèretétjfiexible, <jue Von a attention de tenir assez exacte-ment de niveau , et que Von porte à envirtm 3’piedsau-dessus du niveau du terrain. Avec la mêmechaîne , on prend la grosseur du haut de l’arbre ; onjoint les deux sommes ensemble, dont on prendmoitié pour avoir la grosseur moyenne du milieude l’arbre, afin de déterminer l’équarrissage qu’ilpourra porter dans toute sa longueur. Par exemple ,si la première grosseur d’ên bas est 6 pieds, et celled’en haut 4» ces deux sommes feront ensembleîo pieds, dont la moitié, 5, sera l’équarrissage quecet arbre portera.

Pour connaître l’équarrissage d’un arbre, il fautd’abord en prendre la grosseur moyenne comme ilvient d’être dit, et ensuite diviser la circonférencepar 5 et non pas par 4, parce qu’il faut diminuerl’épaisseur de l’écorce avec une partie de l’aubier,et avoir égard aux fâches , aux déjoumis, et h ceque la pièce n’est jamais parfaitement droite; et enprenant le cinquième de la éirconférence, on auraune approximation suffisante, d’autant que les piècessont rarement à vive arête; Ainsi un arbre qui au-rait îo pieds de grosseur moyennè, -fournira toutan plus une poutre de 2 pieds d’équarrissage, à moinsque, suivant l’usage , on ne la tint un peu plus me-nue au bout du côté des branclres que du côté desracines.

Quant à la figure des arbres, il est également in-téressant de bien l’examiner. Ceux dont le port estdroit, sont en général d’un très-bon usage, et peu-vent s’employer pour tous les ouvrages de charpen-terie : s’ils sont gros, ils peuvent fournir à la marinedes quilles, des baux , des Hoirs, des prdceintes , desbordages , etc. S’ils sont un peu courbes dans leurlongueur , ils fourniront des baux on des jambes deforce; s’ils sont droits et moins gros, on pourrafaire des Hoirs, ou des préceintes, ou des faîtes, despannes, des filières, des plançons pour les bor-dages, et les vaigres des vaisseaux. Pour tous cesusages, les pièces les plus longues et les plus grossessont les meilleures : quand elles sont trop courtes ,on peut les débiter eu sciage, et en faire du bois defente.

On peut fixer à quatre toutes les formes des ar-bres ; savoir, les arbres courbes, les arbres noueux ,les arbres dont la grosseur est fort inégale, et lesarbres rafaux , à tige courte et fort branchus.

Les arbres courbes ont des avantages qui leur sontparticuliers. Si ce sont des ormes, ou les emploieutilement pour les jantes des roues des voitures etdes moulins, pour les affûts des pièces de campagne,pour les charrues et les trains des équipages. Si cesont des chênes ou d’autres arbres, ils sont très-commodes dans la construction des voûtes , et cetteCorme courbe les rend propres à quantité d’nsagesdans la construction des vaisseaux, puisque les va-rangues-acculées, les courbes et courbâtons , ge-noux, les allonges de revers, les pièces de tour, lesétraves, les guirlandes, ne peuvent être faits avecdès bote droits. Les pièces fourchues, qui sont pres-que inutiles pour la charpente, sont très-précieusespour la-roarine ; on en fait des varangues acculées ,avec celles qui font un angle plus ou moins ouvert,